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Média-école des étudiants en journalisme

L’école publique ou l’école privée : chacun ses forces et ses faiblesses

28 novembre 2019 - 09:20

Crédit photo : Pixabay


Frédérique Lavoie-Gamache

Dans la région de Québec, les parents et élèves ont le choix entre une vaste panoplie d’écoles qui cherchent toutes à se démarquer par leur encadrement, les services et leurs programmes. C’est pour ces raisons qu’ils ont aujourd’hui une multitude de choix entre l’un et l’autre.

Chaque modèle, que l’on parle de l’école publique ou de l’école privée, connait son lot de forces et de faiblesses. Du côté de l’école privée, par exemple, un chercheur de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), Philippe Hurteau, indiquait en 2017 que près de 40 % des élèves inscrits au secondaire québécois étudient en dehors du système public régulier, et que les inégalités sont en croissance. Pour le démontrer, toujours en 2017, on comptabilisait que 72 % des élèves que fréquentent l’école privée viennent d’un milieu favorisé, comparativement à 7 % d’un milieu défavorisé.

Le chercheur démontre aussi que depuis 2012, les dépenses privées au titre de l’éducation primaire et secondaire, en % des dépenses totales est en baisse. Selon Philippe Hurteau : « le recul observé à partir de 2011-2012 s’explique peut-être par le développement de programmes à projets particuliers dans les écoles publiques afin précisément de faire compétition aux écoles privées sur leur propre terrain ».

Source : Statistique Canada. Tableau 37-10-0066-01. Dépenses publiques et privées au titre de l’éducation primaire et secondaire (x 1 000).

 

Les enjeux pour une école privée

L’une des forces de l’école privée est l’encadrement académique, affirme le directeur de l’Externat St-Jean-Berchmans et porte-parole de la Fédération des établissements d’enseignement privés de la région de Québec, M. Alain Roy.

« Je ne veux pas tomber dans la polémique publique/privée, mais les gens nous disent qu’ils nous choisissent souvent pour la qualité de l’enseignement. Qualité de l’enseignement ça veut aussi dire l’implication des profs, l’implication du personnel, du service de garde. L’ouverture de l’école aussi. Souvent nos écoles sont ouvertes après l’école ».

Logo de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) Source : FEEP

Externat St-Jean-Berchmans, école où monsieur Alain Roy est le directeur. Source : Externat St-Jean-Berchmans

Néanmoins, le directeur de l’école nous affirme tout de même qu’il est plus propice qu’un enfant, ayant des parents provenant du privé, soit inscrit dans une école privée.

 

Source informations : Sondage CROP 

 

L’école publique : l’école qui accepte tout le monde

Le côté qui ressort de l’école publique est que celle-ci ne peut pas faire de sélection, ou presque, pour intégrer les classes régulières et même certains programmes de Sport Études. D’ailleurs, les programmes de Sport Étude sont l’une des forces du public contre le privé désormais, un moyen de se démarquer. Selon le président de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE), Carl Ouellet, « à l’école publique, je ne peux pas faire de sélection. Même pour un programme de sport-études, par exemple. Si un jeune montre de l’intérêt, mais qu’il est en difficulté scolaire, c’est clair qu’on va lui dire que c’est peu recommandé, car il risque d’avoir de la misère à suivre. Toutefois, s’il tient à le faire, on peut le prendre ».

Logo de l’Association du personnel de direction des écoles (AQPDE) Source : AQPDE

L’un des grands avantages de l’école publique selon le président est aussi l’accessibilité des services offerts au public : « L’une des motivations d’aller au public est que  tous les services sont là. On offre des services d’aide aux devoirs, d’orthopédagogie et bien d’autres. Qu’au privé si un jeune a besoin d’orthophonie, par exemple, il faut aller à l’externe ».

M. Ouellet est aussi fier d’affirmer que l’un des développements qui a bien réussi aux écoles publiques sont les programmes que certaines écoles offrent maintenant, tels que le Sport Étude ou les programmes de PEI : « il fallait ces programmes dans les écoles pour aller chercher des jeunes, sinon plusieurs de ses jeunes seraient surement au privé aujourd’hui ».