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Investir en Afrique: C’est le temps d’investir au Sénégal et en Côte d’Ivoire

15 avril 2018 - 14:43

Poignée de main entre le conférencier et un professeur de la Faculté Sc. administration

Le Professeur Zang SU félicitant M. Zaccaria Coulibaly, Chef du bureau économique ambassade du Sénégal au Canada après sa communication( Crédit photo Mamadou A.Ndiaye)


Mamadou NDiaye

Au Sénégal, selon le chef du bureau économique de l’Ambassade du Sénégal au Canada, plusieurs dispositions politiques et économiques prises incitent à l’investissement et à l’amélioration du climat des affaires. Dans le cadre d’une conférence de la Faculté des Sciences de l’Administration qui a eu lieu le 9 avril 2018 à l’Université Laval, Zaccaria Coulibaly, chef du Bureau économique de l’Ambassade du Sénégal au Canada précise que les délais nécessaires pour obtenir les autorisations ont été réduits par plusieurs pays.

Le Sénégal et son environnement des affaires a ouvert la série des quatre communications. Selon M. Coulibaly, plusieurs opportunités d’affaires sont offertes par le pays de Abdou Diouf, ancien secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Parmi les avantages énumérés, les allégements fiscaux et non fiscaux, aucune distinction entre nationaux et étrangers, la garantie et la protection des droits de propriété, le leadership fort qui met en œuvre une transformation structurelle de l’économie et la croissance, un capital humain renforcé, une protection sociale et un développement durable. La gouvernance, le respect des institutions adossé sur une paix et la sécurité font de son pays, selon le conférencier, un endroit pour investir. Selon lui, le secteur des Mines est très prometteur avec l’or exploité par quelques entreprises dont une société Canadienne, le zircon, les hydrocarbures, la découverte du gaz, du pétrole, l’agriculture, la pêche, l’artisanat, les téléservices, l’industrialisation et la création d’une nouvelle plateforme à Diamniadio font que le Sénégal demeure un hub dans plusieurs domaines.

Le conférencier a souligné ses affirmations avec des illustrations et des chiffres.Il a aussi rappelé que le Gouvernement sénégalais, avec l’appui des partenaires techniques et/financiers, comme la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest: avec celui de l’Union Économique Ouest Africaine (UEMOA), un marché de 80 millions d’habitants regroupant 8 pays, ayant la même monnaie, a initié un vaste processus de réformes. Cela a valu pour son pays d’être plébiscité en « Doing Business», un référentiel de la Banque Mondiale qui évalue la réglementation applicable aux entreprises et  les facilitations octroyées pour améliorer le climat des affaires.

Face à des entrepreneurs canadiens, des représentants de services  et des étudiants, M. Coulibaly a révélé le  projet de ligne directe entre Dakar et Montréal. «Des discussions sont en cours et notre pays a déjà acquis des avions A930 NEO, pour que, au lieu des détours vers l’Europe, des vols directs puissent avoir lieu pour optimiser le temps et les coûts entre ces deux métropoles».

 

Zaccaria Coulibaly explique les mesures incitatives pour investir au Sénégal

Le chef du Bureau économique de l’Ambassade du Sénégal au Canada, M. Zaccaria Coulibaly expose les opportunités d’investissement dans son pays. (Crédit photo: Mamadou Aïcha Ndiaye)

La Côte d’Ivoire, pays émergent

Afin de Faire de leurs économies les plus attractives et les plus compétitives au monde, le Sénégal tout comme la Côte d’Ivoire ont amélioré leurs environnements des affaires. Des programmes spéciaux y sont élaborés. Le Plan Sénégal Émergent (PSE), est l’objectif visé d’ici 2035, tandis que pour la Côte d’Ivoire, l’ émergence est prévue en 2020.

La conférence de la Faculté des Sciences de l’Administration, a permis aussi de discuter d’opportunités économiques de passer en revue les potentialités et opportunités de la Côte d’Ivoire. Selon le professeur Zang Su, Directeur de la Chaire Stephen-A.-Jarislowsky,Chaire de recherche stephen jarislowsky en gestion des affaires internationales, avait introduit la conférence de manière suivante: « aujourd’hui, nous avons des experts qui vont dire quelles sont les raisons consolidant des choix d’entreprises canadiennes, chinoises, et françaises à aller vers ces pays économiquement réformateurs ?»

Une invitation à laquelle les conférenciers ont répondu. En plus des dix mesures incitatives d’investissement au pays des Éléphants (Côte d’Ivoire),une onzième raison motive à aller entreprendre en Côte d’ivoire, annonce le deuxième panéliste Adama Oulai, conseiller à l’Ambassade de la Côte d’Ivoire au Canada. Selon lui, « l’accord signé à Dakar en 2014, dans la période du sommet de la Francophonie, entre la Côte d’ivoire et le Canada, est celui de la promotion et de protection des investissements étrangers (APIE)».

Cet accord vise à «promouvoir et de sécuriser les investissements canadiens, en Côte d’ivoire». Il permet une sûreté de capitaux malgré une crise que le pays peut connaître: un retour sur capital investi.

 Son pays «est 1er producteur mondial de Cacao, 2e producteur mondial de noix de cajou, 3e producteur mondial de café, 1er exportateur mondial d’huile de palme, 1er port thonier africain et 1er producteur africain de caoutchouc».

Le représentant de l’Ambassade de la Côte d’ivoire a présenté, et rappelé les infrastructures, le système bancaire et la communication avant de revenir sur le guichet unique pour l’investissement, la taille de ce géant de l’Afrique de l’Ouest avec une population de 23 millions d’habitants, un taux de croissance qui tourne entre 8 et 9%, un taux d’inflation de 1,3%.                                               

Le Conseiller économique Adama Oulai présente l'environnement des affaires de la Côte d'Ivoire

Le conseiller Adama Oulaï de l’Ambassade de la Côte d’Ivoire en conférence à l’Université Laval.(Crédit photo: Mamadou Aïcha Ndiaye)

Directeur des relations internationales,le professeur Issoufou Soumaré, professeur de finance, du Département de finance, assurance et immobilier de la  Faculté des Sciences de l’Administration (FSA) de l’Université Laval, qui connaît les organisations sous régionales et ancien collaborateur de la Banque Africaine de Développement (BAD) explique ici, la décision  prise par l’Union Africaine (UA) pour fédérer des stratégies et accélérer la croissance économique dans ce continent par la création d’une zone de libre d’échanges dès 2019.

Des étudiants, et autres participants ont posé des questions, ou apportés des contributions.