Ces deux médailles ont été remportées par Anna Roy-Cyr début septembre lors des championnats du monde U23 de canoë de vitesse au Portugal. La peluche lui a aussi été offerte lors de la compétition. (Crédit photo : Laurie Richard)

Les championnats du monde U23 en canoë de vitesse se sont tenus au Portugal du 3 au 6 septembre derniers. Anna Roy-Cyr, une athlète de l’équipe nationale, a remporté une médaille d’argent et une médaille de bronze. Elle est fière de ses résultats puisque les deux dernières années ont été remplies d’incertitude, d’instabilité et surtout, d’efforts importants.

Il y a 13 ans, âgée de 10 ans, Mme Roy-Cyr commençait le canoë de vitesse dans le Club de Canoë-Kayak à Lac-Beauport. Pour elle, l’élément déclencheur de sa carrière a été sa première compétition à l’international au Portugal, en 2015. « Six ans après mes premiers championnats du monde, je reviens aujourd’hui de ma dernière compétition dans la catégorie U23 qui se tenait elle aussi au Portugal. » Selon Mme Roy-Cyr, ce n’est pas une question de hasard, mais bien la preuve qu’elle est sur la bonne voie.

Lors des derniers championnats du monde, son équipe et elle ont performé de manière exemplaire en obtenant une deuxième place en C-4 500 mètres et une troisième place en C-2 500 mètres. La canoéiste se dit heureuse de sa troisième position en C-2 avec sa partenaire Sophia Jensen. Or, elles ont commencé à s’entraîner ensemble deux mois seulement avant les championnats du monde. Bien que nouvelles coéquipières, elles ont su se tailler une place sur le podium en battant des équipes qui ramaient ensemble depuis des années déjà. Avoir d’aussi bons résultats après si peu de temps, « ça augure bien pour la suite des choses », explique Mme Roy-Cyr.

Un contexte difficile

Selon elle, participer à des championnats du monde est une expérience incroyable. Cependant, l’un de ses plus grands rêves aurait été de réussir à se qualifier pour les Jeux olympiques de Tokyo. Les jeux de cet été ont marqué l’histoire du canoë de vitesse féminin puisque c’était la première fois que les femmes pouvaient y participer.

En revanche, les choses n’ont pas été faciles puisque seulement deux athlètes féminines au Canada pouvaient se qualifier. « Malheureusement, je n’ai pas réussi à me qualifier pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot puisque ceux de 2024 à Paris sont encore bien ancrés dans mon rêve de jeune fille. »

Depuis les débuts de sa carrière, Anna Roy-Cyr a évolué non seulement en tant qu’athlète, mais aussi en tant que personne. La pandémie mondiale de la Covid-19 a certainement été l’une des épreuves les plus difficiles pour la canoéiste. En 2020, toutes les compétitions ont été annulées à quelques semaines d’avis, et reportées en 2021.

Les années préolympiques sont toujours particulièrement intenses et fatigantes, affirme Mme Roy-Cyr. « Lorsque j’ai appris que l’année préolympique que je venais de vivre allait se répéter une deuxième fois l’année suivante, je me suis sentie soudainement découragée et inquiète. » Néanmoins, les victoires d’Anna lors des derniers championnats du monde montrent l’importance de ne jamais abandonner. Et de se faire confiance.