Dimanche, 1er novembre, la Turquie est appelée aux urnes pour de nouvelles élections législatives. Ces élections anticipées résultent de l’incapacité de l’AKP, le parti au pouvoir, de former une majorité au Parlement en juin dernier. L’enjeu est donc grand pour Recep Tayyip Erdogan, l’actuel président turc, qui ne semble pas prêt à vouloir céder son poste. L’homme politique doit pourtant faire face à un contexte régional particulièrement conflictuel : l’Etat Islamique est aux portes de la Turquie. Mais ce n’est pas ce qui semble le plus inquiéter Erdogan, bien plus préoccupé par les revendications kurdes dans son pays. Les tensions sont vives entre le gouvernement et ce peuple d’origine indo-européenne, représentant pas moins de 20% de la population turque. D’autres opposants au régime d’Ankara ont été réprimés violemment, notamment lors du mouvement «Occupy Grezi» et l’attentat du 10 octobre dernier pourrait raviver les tensions au sein de la population.
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