Revue de presse

Treize ans après les événements du 11 septembre, la menace du terrorisme est plus que jamais présente. Selon les chiffres de la CIA cités par Radio Canada, on constate que « le nombre de djihadistes a triplé » au cours de ces derniers mois. Ils sont passés de 20 000 à 31 500 au service de l’État islamique (EI). En Syrie, où le « califat” s’étend en vastes territoires, il y aurait, selon la même source, au moins 15 000 étrangers combattant dans leurs rangs, « dont 2 000 proviendraient de pays occidentaux ».

Le Courrier International attire l’attention sur ce phénomène qui « prend des proportions mondiales » qui ont été « cruellement mises en lumière » par les récents assassinats des otages américains et britannique, ainsi que les révélations sur leur bourreau – qui pourrait être le même « Occidental » dans les trois vidéos diffusées sur Internet. L’émergence d’une « nouvelle vague de terroristes panislamistes », selon La Republica, « matérialise le cauchemar des gouvernements occidentaux : celui de la guerre à domicile ». Européens, Nord-Américains, un certain nombre de ces jeunes retournent « dans le pays où ils ont grandi », après avoir été « formés à la guerre et au terrorisme dans les rangs de l’État islamique ». (Radio Canada)

La communauté internationale a vivement réagi. Elle est déterminée à « éradiquer les (d)jihadistes de l’État islamique (EI) en formant une vaste coalition » (Libération). Un porte-parole de la diplomatie européenne a affirmé pour sa part que l’UE, après cette décapitation, « était plus déterminée que jamais à soutenir les efforts internationaux en vue de lutter contre les groupes terroristes ». Bien que le président américain, lors de son discours à la nation le 10 septembre 2014, n’utilise pas le mot « guerre », en parlant plutôt de « l’importance de continuer la lutte contre les terroristes » (Le Devoir), la guerre anti-terroriste est bien réelle.

Comme affirme le Secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel : « Nous sommes en guerre avec l’EI, comme nous l’étions avec al Qaïda » (DW). Pour les États-Unis et le président Obama, cité par Le Devoir, l’objectif est clair : « Nous affaiblirons, et à terme, détruirons l’EI ».

Cet État islamique, que le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius préfère nommer les « égorgeurs de Daech » (BFMTV), est bien aujourd’hui l’ennemi numéro un dans la guerre anti-terroriste.