Alors que l’Amazonie a vécu son pire mois d’août en douze ans en raison des feux de forêt, les Brésiliens sont appelés aux urnes le 3 octobre pour élire leur prochain président. Souvent qualifiée comme le poumon de la planète, la plus grande réserve de biodiversité au monde se présente comme un enjeu incontournable de la campagne électorale.
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Selon la scientifique Erika Berenguer de l’Université d’Oxford, cette élection est déterminante pour la sauvegarde de l’Amazonie. Les principaux secteurs économiques du Brésil sont intimement liés à l’exploitation des ressources naturelles. Le pays fait aussi face à une importante crise économique et à une inflation galopante, ce qui complexifie la mise en place de moyens financiers pour s’attaquer aux enjeux de protection de la forêt amazonienne. (Crédit : Michael Dantas/AFP)
Le président sortant d’extrême droite, Jair Bolsonaro, sollicite un second mandat. L’ancien militaire de formation doit défendre son bilan alors que la déforestation moyenne annuelle de la forêt amazonienne a augmenté de 75 % depuis son arrivée au pouvoir en 2018. L’exploitation des ressources de cette forêt, qui couvre 60 % du territoire brésilien, était alors une promesse phare de son programme. (Crédit : Marcos Correa/REUTERS)
Après un séjour d’un an et demi en prison pour cause de corruption, l’ex-président Luiz Inácio Lula da Silva fait un retour sur la scène politique afin de reprendre les rênes du pays. L’homme de gauche souhaite lutter contre la déforestation de l’Amazonie, citant au passage son succès en la matière lorsqu’il a dirigé le pays de 2003 à 2011. (Crédit : Michael Dantas/AFP)
D’un côté, Bolsonaro veut réduire les investissements dans la protection de l’environnement et légaliser les activités d’exploitation dans les terres protégées. De l’autre, Lula veut s’attaquer à la protection de l’environnement, notamment en créant un ministère dédié aux peuples indigènes de l’Amazonie et à la protection des zones menacées. (Crédit : Gustavo Minas/Getty Images via AFP)
La construction d’un mégaprojet de chemin de fer inquiète les peuples indigènes du Brésil. Le plan de Bolsonaro, parmi les plus destructeurs jusqu’à présent, représente 1000 kilomètres de réseau ferroviaire au cœur de l’Amazonie. Selon le président sortant, le projet appelé Ferrograo vise à réduire le coût de transport des aliments et ainsi accroître la productivité sur le marché international. (Crédit : Léo Corrêa, AP).
Olimpio Guajajara est à la tête d’un groupe indigène qui se nomme les “gardiens de la forêt”. Celui-ci a pour mission la protection de l’environnement. Il tente de freiner l’exploitation illégale du bois sur les terres d’Amazonie. Il n’existe que peu de groupes environnementaux au Brésil, car ceux qui ont à cœur l’environnement sont vus d’un mauvais œil. (Crédit : Joel Saget, AFP)
La crise amazonienne fait même écho à New York, où des clichés du président ont été affichés à l'aube de la 77e assemblée des Nations Unies. Un groupe luttant pour les droits démocratiques au Brésil est à l’origine de cette projection accusatrice. Une mise en scène semblable s’est déployée l’année dernière à pareille date, à Time Square, pour protester contre l’immobilisme de Bolsonaro face à la crise climatique. (Crédit : Thiago Dezan)
Les agriculteurs, quant à eux, défendent les politiques du président Bolsonaro. Le monde agricole est l’un des lobbys politiques les plus puissants au Brésil. Dans un pays où l’économie est basée principalement sur l’agriculture, l’élevage et l’exploitation des ressources naturelles, de nombreux Brésiliens sont ravis par le recul de la forêt. Ils considèrent ce phénomène nécessaire au développement économique du pays (Crédit : Fanny Lothaire, France 24)
Des experts ont démontré en 2018 que le point de basculement de la forêt amazonienne se situait entre 20 et 25 % de surface détruite. Ce point de basculement représente un seuil critique où un système se réorganise de façon brutale et souvent réversible. Une étude a révélé qu’entre 1980 et 2020, la forêt amazonienne avait déjà perdu 26% de sa superficie. (Crédit : Michael Dantas/ AFP)

















