Airbnb, Deliveroo, plateformes de Crowdfunding… La globalisation et la numérisation des échanges ouvrent toujours plus d’opportunités de nouveaux développements tant dans les milieux financiers et commerciaux que dans le domaine des services. Assiste-t-on à l’émergence d’un nouvel ordre socio-économique ? A une ubérisation galopante de la société ? Le phénomène semble en tout cas prendre racine. Et bouleverse les modèles actuels. Ces nouvelles pratiques permettent la création de projets de partage au service de la société comme le co-voiturage, mais elles ouvrent aussi grand les portes à la dérégulation. Les secteurs traditionnels régulés par des législations voient d’un mauvais oeil ces cow-boys de l’internet qui font fi des « tracasseries administratives » et pratiquent des prix qui cassent toute concurrence… Les récentes tensions autour de la menace proférée par Uber de quitter le Québec parce que le gouvernement tentait de réglementer la formation des chauffeurs en témoigne. L’enjeu est aussi crucial pour les finances publiques au vu des difficultés à inscrire ces activités dans des politiques fiscales. Le défi consiste donc à accueillir les apports de ces nouvelles pratiques tout en les cadrant pour qu’elles soient mises au service de la société dans son ensemble. Un exercice d’équilibriste.
Ubérisation, l’émergence d’un nouvel ordre socio-économique
L’âge du partage sous l’ère numérique?
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