Exemplaire : Média-école des étudiants en journalisme

Média-école des étudiants en journalisme

« zéro déchet » : espoir ou utopie ?

17 avril 2019 - 12:50

La Savonipopette, savon artisanal à la journée zéro déchet. C/ Annasthasie Kaningini


Nora Legrand, Annasthasie Kaningini-Kasuku

Pour une première, le comité écoresponsable en chimie de l’Université Laval (Cercul) organise, pour la journée de zéro déchet, des conférences et des expositions ouvertes de sensibilisation. Thierry Lefèvre, exposant et chercheur en chimie et physique, encourage les étudiants sur cette voie et estime la somme des gestes faits pour ce changement n’est pas suffisante, mais reste c’est indispensable.

Le zéro déchet a été initié lors du Planning Group of the Zero Waste International Alliance en novembre 2004 inspiré de la suite du slogan communément appelé 5R Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler, Composter; Rot en anglais.  Sa définition officielle fût adoptée qu’en  2009. « Dès que tu prends conscience de l’empreinte écologique que tu as, tu essayes de la réduire et une de façon écologique de faire, c’est le zéro déchet » affirme Thierry Lefèvre, chercheur en chimie et en physique, auteur du livre Sortir de l’impasse, qu’est-ce qui freine la transition écologique?

À l’université Laval, le Cercul profite de la journée de zéro déchet pour sensibiliser les étudiants sur les conséquences de chaque geste qu’ils posent sur l’environnement. Ainsi, les amener à s’engager davantage sur la question de son bien-être. Parmi les intervenants des personnalités écoresponsables tels chimistes, écologistes, minimalistes, etc. pour expliquer les moyens qui peuvent aider à mener une vie plus responsable pour l’avenir de la planète.

Parmi eux, la consultante minimaliste Marie-Sophie Berruex. Qui a expliqué l’importance de vivre une vie minimaliste. Cela réduit considérablement l’empreinte écologique de chacun. Elle profite de l’occasion pour rassurer son auditoire que ce style de vie ne soit pas évident. «  Une fois, je me suis rendue à l’épicerie et j’étais incapable de faire mes achats. J’étais stressée juste à l’idée de faire un achat non responsable » raconte-t-elle. Selon le centre universitaire de santé McGill parfois, on parle d’achats compulsifs, souvent lié au stress ou à la dépression.

« Votre génération va subir les conséquences de ce changement. C’est elle qui est la plus sensibilisée, mais malheureusement la moins responsable » pense Thierry Lefèvre, également invité du CERCUL.

L’espoir d’une génération conscientisée

« Ceci est la crise la plus grave que l’humanité ait jamais subie. Nous devons en prendre conscience tout d’abord et faire aussi vite que possible quelque chose pour arrêter les émissions et essayer de sauver ce que nous pouvons. » avait alerté la jeune activiste suédoise Greta Thunberg lors du sommet des Nations unies sur les changements climatiques COP24. Elle s’est également exprimée au Parlement européen le mardi 16 avril pour inciter à voter aux élections européennes afin d’offrir une voix aux mineurs comme elle qui ne peuvent pas encore s’exprimer lors de ce scrutin. Aujourd’hui, elle est l’espoir de l’émergence d’un militantisme jeune pour l’écologie.

D’autres initiatives visent à sensibiliser telles que la Semaine de la Terre qui a lieu du 22 au 29 avril à l’échelle mondiale ou encore l’Université Laval qui a banni en février la distribution et la vente des contenants en plastique sur l’étendue de son campus. En avril, l’épicerie Métro a commencé à accepter les contenants réutilisables lors des achats de la clientèle. Le 15 mars dernier, la marche pour le climat a également témoigné de la préoccupation du monde entier pour l’avenir de la planète.