Exemplaire : Média-école des étudiants en journalisme

Média-école des étudiants en journalisme

Se lancer en affaires en 2016,
le cas de La Bûche glacée

24 avril 2016 - 09:00

Légende photo : Sarah-Jeanne Bouchard et son conjoint Philippe Larouche, fiers propriétaires de La Bûche Glacée. Crédit Photo : Édouard Dufour et Samuel Fournier.


Samuel Fournier, Édouard Dufour

Selon la Fondation de l’entrepreneurship, plus de 10 % des répondants adultes du Québec ont entrepris des démarches en vue de créer de nouvelles entreprises. Il est également mentionné que « c’est chez les jeunes que l’augmentation des démarches afin de créer ou reprendre une entreprise connaît l’augmentation la plus forte (+ 1,9 %) ».

Selon l’enquête intitulée Entreprendre : partout pareil au Québec, plus du tiers des jeunes Québécois de 18 à 34 ans qui ont répondu à l’enquête se disent tentés par l’entrepreneuriat. Dans les faits, au Québec, 5,8 % des gens âgés de 18 à 34 ans sont propriétaires d’une entreprise. Sarah-Jeanne Bouchard et Philippe Larouche, nouveaux propriétaires de la crémerie La Bûche Glacée, à Beauport, sont un exemple de la relève entrepreneuriale dans la région de Québec.

Comme dans la vie de tous les jours, Sarah-Jeanne Bouchard et Philippe Larouche sont partenaires en affaires. Les jeunes complices, dans le début vingtaine, ont procédé à l’inauguration de leur commerce le 16 avril dernier.

Les deux partenaires souhaitaient avant tout créer un concept de bar laitier « original proposant une expérience conviviale semblable à celle d’un chalet ». Mais aussi, « On a un bar laitier plus luxueux. Nous misons sur des produits maisons », explique la femme d’affaires. « On est également dans un secteur où il n’y a pas de bar laitier », ajoute-t-elle.

Pourquoi se lancer en affaires ? L’exemple de La Bûche Glacée

« J’ai toujours été motivée à partir en affaires. C’est ça que je voulais faire. Mes parents ont toujours été une source de motivation. Ils ont une entreprise depuis un peu plus de cinq ans. En voyant leur mode de vie, il était clair que c’était ce que je voulais faire », explique Sarah-Jeanne concernant les motivations qui l’ont poussé à se lancer en affaires.

Sarah-Jeanne compte entreprendre sous peu une formation universitaire spécialisée en administration des affaires. Toutefois, « je ne dirais pas qu’on a absolument besoin d’une formation pour se lancer en affaires. En fait, ce qui est important, c’est de s’entourer des bonnes personnes. C’est ton réseau de contacts qui aide ton entreprise en grandir », précise-t-elle.

Ce sentiment est partagé par plusieurs citoyens du Québec. En effet, le fait d’avoir des contacts influents est l’élément le plus souvent mentionné par les répondants de l’enquête en ce qui concerne les outils permettant de faire croître leur entreprise, soit 33, 6 % de l’échantillonnage.

Source : L'enquête Entreprendre : partout pareil au Québec ?

Source : L’enquête Entreprendre : partout pareil au Québec ?

Par conséquent, les deux partenaires d’affaires témoignent de l’importance d’avoir eu l’aide d’un mentor en ce qui concerne le développement de leur entreprise. Selon leurs dires, un mentor permet de gérer et de prendre conscience d’une multitude de détails importants.

Financer son projet

À l’échelle provinciale, toujours selon l’enquête Entreprendre : partout pareil au Québec, lorsqu’il est temps d’entreprendre des démarches afin de démarrer une entreprise, 39 % des répondants ont mentionné que le financement était le plus important obstacle.

L’enquête mentionne aussi que chez un peu plus du quart des répondants démarcheurs, c’est-à-dire des répondants qui entreprennent des démarches afin de démarrer une entreprise, « des montants jusqu’à 5 000 $ suffiraient pour commencer l’exploitation de leur entreprise », alors que « 100 000 $ sont envisagés par un répondant sur cinq, sur l’ensemble du Québec ».

Pour financer leur bar laitier, Philippe et Sarah- Jeanne expliquent qu’ils ont eu recours à l’obtention d’une marge de crédit auprès de leur institution financière. « Si nous n’utilisons pas tout le crédit, nous ne faisons que payer les intérêts sur ce que nous avons utilisé », mentionnent-t-ils.

Selon le rapport annuel de l’indice entrepreneurial du Québec (IEQ), en 2015, 52,7 % des répondants de l’ensemble du Québec pensent commencer à entreprendre des démarches pour se lancer en affaires dans un horizon temporel de moins de trois ans.

Difficultés

Les deux propriétaires de La Bûche Glacée sont optimistes face aux défis reliés au fait de se lancer en affaire. En effet, c’est avec le sourire que Sarah-Jeanne affirme parfois ressentir une fatigue importante en raison des efforts qu’elle déploie afin de concilier ses études et son entreprise. Le défi de Philippe est plutôt de réussir à optimiser ses habiletés et son aisance avec les logiciels comme Excel.

Selon l’IEQ, pour l’ensemble de la province, le manque d’argent (32,9 %), le fait d’être aux études (10,2 %) et le manque de temps (9,5 %) sont les principaux obstacles lorsqu’un individu pense à démarrer une entreprise, c’est-à-dire avant même d’avoir entrepris les démarches pour démarrer une entreprise.