Plusieurs options sont disponibles pour les étudiants de l’Université Laval pour les aider à gérer le stress qu’ils peuvent ressentir. Parmi celles-ci, une activité de méditation a par exemple été mise en place il y a dix ans pour permettre aux volontaires de faire cet atelier deux fois par semaine. Aujourd’hui Daniel Fradette, conseiller à la vie spirituelle et communautaire à l’Université Laval remarque que les séances de méditation attirent une grande diversité d’étudiants, et ce, pour plusieurs raisons.

Monsieur Fradette dirige les séances de méditation offertes à l’Université Laval depuis une dizaine d’années déjà. Elles ont été instaurées à la suite de la demande d’élèves de religion bouddhiste, mais se sont rapidement transformées en activités ouvertes à tous :

Daniel Fradette ajoute que les séances sont construites de manière indépendante les unes des autres. En effet, un étudiant a la possibilité de se présenter au nombre de séances qu’il désire, sans avoir à s’impliquer de façon complète dans l’ensemble de celles-ci. Tout comme l’étudiant qui désire profiter de cette activité plus souvent, car ces séances sont offertes deux fois par semaine :

« L’étudiant peut venir à sa guise. Les séances sont conçues de façon autonome et c’est à chacun d’enrichir son expérience. Ce n’est pas une obligation de commencer au départ et de poursuivre pendant toute la session ».

Monsieur Fradette mentionne qu’il lui arrive de revoir des participants réguliers aux séances et que certains s’y présentent durant toute l’année. « L’activité est constituée d’un noyau dur d’environ sept à huit étudiants qui constituent la base d’une année », note-t-il. Les formules offertes diffèrent entre les sessions d’automne et d’hiver, mais la volonté est la même : celle d’offrir aux étudiants qui en ressentent le besoin un lieu de détente et de relaxation pour le stress lié aux études.

 

Les séances se déroulent au pavillon Ernest-Lemieux, dans la chapelle, où monsieur Fradette met en place des coussins et des chaises pour les participants. (Crédit photo : Jason Joly)

 

L’activité est construite en différentes parties :

« La première est standard. Dans la deuxième, j’aborde différentes choses, des fois j’aborde des types de méditation qui sont différents et qui permettent d’approcher la méditation par un autre angle. Par exemple, il va y avoir une méditation sur image, une méditation avec encens, une méditation sonore », explique le conseiller.

À la recherche d’un équilibre

Le professeur qui a publié dans la revue Santé mentale au Québec, Guido Bondolfi, évoque la pratique de la méditation dans l’un de ses articles comme étant le fait de : « centrer toute son attention sur l’expérience présente, moment après moment ».

La méditation se concentre sur le fait de focaliser sur le moment présent, c’est pourquoi les personnes qui sont anxieuses et qui la pratiquent peuvent ressentir plusieurs effets positifs sur le long terme. Selon Guido Bondolfi, il a été prouvé que la pratique de la méditation apporte des bienfaits aux gens qui ressentent souvent du stress en les aidant à ne pas réfléchir à ce qui va arriver, mais à se concentrer sur le présent.

Les études font partie de ces sources de stress et selon monsieur Fradette, ces ateliers sont l’occasion d’apprendre à équilibrer ces pensées :

Méditer pour mieux se concentrer

« Certains viennent un petit bout de temps dans les périodes d’examen alors qu’ils en auraient plus de besoin », note monsieur Fradette. Cependant, même si certains étudiants ciblent des périodes particulières pour se présenter à ces séances, d’autres pratiquent la méditation depuis plusieurs années et y voient des bienfaits pour leur vie quotidienne. C’est le cas de Frédérique, une étudiante en sciences religieuses et une habituée de ces séances :

La méditation à long terme possède plusieurs avantages, comme la réduction de l’anxiété et le contrôle du stress. Une étude réalisée en 2013 par Thanh-Lan Ngô, médecin psychiatre, confirme ces effets positifs : « Les méditants [qui pratiquent la méditation depuis longtemps] ont des niveaux plus élevés de pleine conscience, de compassion pour soi, de bien-être […] ».