La luminothérapie est un moyen simple qui promet en 30 minutes d’utilisation quotidienne de retrouver un rythme de sommeil régulier tout en combattant le syndrome de dépression saisonnière pendant l’hiver. C’est une méthode de médecine douce qui implique d’exposer l’humain à une lumière semblable à celle émise par le soleil pour que, lors des journées plus courtes de l’hiver, le corps ne manque pas de lumière. Cela faciliterait le quotidien et donc éviterait le « blues » que la saison hivernale amène par manque d’exposition au soleil.
Au Canada, 3% de la population serait touchée par une dépression saisonnière, alors que 18% d’entre elle serait touché exclusivement par la « déprime hivernale ». Cela se traduit par un manque de motivation, des crises de boulimie ou une fatigue chronique qui s’installent uniquement pendant une période bien précise de l’année, c’est-à-dire l’hiver.
Charlotte Sacco, étudiante en médecine à l’université de Montpellier (France) travaille sur la question du sommeil. Elle émet un avis assez tranché sur l’efficacité de la pratique tout en prenant du recul sur la question. Elle reconnait l’importance des médicaments lorsque les utilisateurs recourent à la luminothérapie pour des problèmes de santé conséquents.
« Je pense que les médicaments peuvent être utiles dans des cas graves comme la dépression, l’automutilation ou les envies suicidaires car ce sont des cas extrêmement complexes qui demandent un suivi particulier et important», explique-t-elle.
Néanmoins, selon elle, ce type de médecine douce peut être un moyen efficace de d’arriver à un bon rétablissement : « Pour ce qui est des crises d’angoisses ou des cas de phobies, cela dépend de la situation et de la personne, si celle-ci est réceptive ou non à l’homéopathie, la naturopathie ou autre. Enfin, pour le stress général que tout le monde a un jour ou l’autre, les médecines douces sont très efficaces. »

L’avis des utilisateurs
Michelle Gallant, utilisatrice régulière de lunettes de luminothérapie explique ses bienfaits sur son quotidien.
Claire De Reynal voit elle aussi dans la luminothérapie un moyen d’aider toute personne souffrant de trouble du sommeil : « J’ai une paire de lunettes nomade qui me permet de me déplacer pendant que je fais ma séance de luminothérapie. C’est très pratique ! ». Cette Française de 26 ans fait partie des nombreux consommateurs qui utilisent cette médecine douce pour leur trouble du sommeil : « Je cherchais un moyen de régulariser mon sommeil dans le cadre de mes études. J’étais préoccupée, j’avais du mal à m’endormir, du mal à me réveiller à des heures normales, besoin de faire des siestes dans l’après-midi. J’ai entendu parler de la luminothérapie en regardant sur internet ».

Bien que la luminothérapie et toute autre forme de médecine douce, comme la photothérapie, ne peuvent remplacer les effets de médicaments prescrits, elles ont quand même étaient montrées comme efficaces par un grand nombre d’études scientifiques.




















