Exemplaire : Média-école des étudiants en journalisme

Média-école des étudiants en journalisme

La communauté numérique constitue l’économie du futur

27 janvier 2014 - 18:15


L'Exemplaire

QUÉBEC — Selon les données compilées par l’organisation Québec International, le secteur des technologies de l’information, des communications et de l’électronique compte aujourd’hui 540 entreprises dans la région métropolitaine de Québec et emploie 19 500 personnes. Tout indique que ce n’est que le début.

Jonathan Parent, président de Québec numérique, a participé aux missions économiques du maire Régis Labeaume à Bordeaux, et plus récemment, à San Francisco. Il se dit étonné de constater à quel point les politiciens de ces villes accordent une importance au secteur des technologies. «D’entendre des élus présenter le numérique dans des portraits économiques comme étant quelque chose de très important, d’entendre un maire dans un panel avec d’autres experts du numérique, d’aborder ainsi la question, ça m’a frappé», explique-t-il.

À Québec,  plus de 25% des entreprises numériques ont élu domicile dans le quartier Saint-Roch, celles-ci particulièrement dans le domaine du web et des jeux vidéos. Selon M. Parent, il s’agit du «bassin de la technoculture» d’une communauté numérique créative, vivante et de classe mondiale. «Il y a beaucoup de croisement à faire dans ce milieu-là avec tout ce qui est jeux vidéos, graphisme, ou même par exemple le projet Ex Machina qui fait une projection», indique-t-il.

D’après M. Parent, les acteurs de la région ont tout intérêt à unir leurs forces pour atteindre de nouveaux marchés, et profiter du caractère unique de Québec. «On est le plus bel hybride entre les francophones et les anglophones», estime-t-il. «Pour les anglophones, on est un peu l’hybride qui va permettre de mieux communiquer avec le marché européen, et pour les Européens, on est la terre d’accueil vers le marché américain.»

L’univers start-up

Le mouvement entrepreneurial est jeune dans la capitale, mais il prend de l’ampleur. «Tout est à bâtir à Québec, c’est pour ça que j’aime travailler ici», avoue Davender Gupta, président du programme d’accompagnement Startup Académie. «C’est un projet qui, dès le début, vise à changer le monde. C’est une distinction importante avec le démarrage d’entreprise habituelle.» Il affirme avoir travaillé avec plus d’une quarantaine de start-ups en deux ans, et que, contrairement à la croyance populaire, celles-ci ne sont pas nécessairement liées au web. «Souvent, il y a d’autres éléments de technologie », confie M. Gupta. «Je travaille aussi avec des entreprises en biotechnique, en technologies vertes, en génie mécanique, en électronique.» Todöm, une entreprise locale visant à aider les acheteurs dans le marché immobilier, en est un exemple.