Ces hommes et ces femmes qui désirent changer le monde, ils commencent à être nombreux. C’est un peu à l’image du petit colibri. Lorsque la forêt est en feu, il décide d’aller éteindre les flammes, même si à son échelle les résultats escomptés ne sont pas visibles. Au moins lui, il aura fait sa part et peut-être convaincu les autres.
Ils s’appellent Boyan Slat et Béa Johnson, ont une génération de différence, un océan qui les sépare et pourtant une chose les relit : l’envie de protéger leur planète. Le dérèglement climatique, la montée des eaux, la disparition des animaux : tout cela n’est que conséquence des actions, que nous, les hommes, faisons chaque jour. C’est dans cette optique qu’ils ont décidé de se mettre en mouvement. Du changement de mode de vie à la création d’un système unique au monde, ils ne sont qu’exemples à suivre.
Boyan Slat, ce nom vous dit peut-être quelque chose. Ce jeune Néerlandais de 19 ans a eu une idée de génie pour débarrasser le fond des mers des déchets plastiques. C’est un séjour en Grèce, qui a poussé l’ado, alors âgé de 16 ans, à vouloir nettoyer les océans. Voir les animaux mourir en se baignant dans une mer de détritus l’a poussé à créer le « Ocean Clean-Up ».
Tout s’emballe lorsqu’en 2012, il présente son projet à l’université de Technologie de Delft en Hollande. Il remporte le prix de la Meilleure Conception Technique de l’université. En 2013, il est reconnu parmi les 20 jeunes entrepreneurs les plus prometteurs du monde.
Son projet (voir photo) a séduit 38 000 donateurs, qui n’ont pas hésité à mettre 2 millions de dollars sur la table. Il sera testé en juin 2015. Selon le petit génie, « il faudra 5 à 10 ans pour nettoyer chacun des 5 gyres. »
Présentation du projet : Vidéo Paris Match.
Béa Johnson, quant à elle, vit aux États-Unis. Originaire de la France, elle, son mari et leurs deux enfants ne produisent qu’un kilo de déchets par an. Un individu lambda en produit de 350 kg jusqu’à plusieurs tonnes. « C’est un équilibre de vie qu’on a trouvé. » Tout ce qui tient à la futilité ne fait plus partie de la vie des Johnson.
« C’est une simplicité volontaire, mais tout ne s’est pas fait en une seule fois. Ça a commencé par les achats en vrac, puis l’abandon des sacs plastiques pour des sacs en tissu que j’ai confectionnés avec de vieux draps. Il y a eu l’arrivée des bocaux et puis la cuisine fait maison. Les produits chimiques ont été abandonnés pour du naturel. »
La décision qui a poussé le couple à limiter ses déchets ? « Le futur de nos enfants. Mon mari a quitté son emploi pour ouvrir une entreprise de conseil en développement durable et moi je me suis occupée de la maison », explique la mère de famille.
Concernant la marche du climat, « je trouve ça bien que des gens se mobilisent ! ». Et pour les chefs d’États (Japon, Canada, Chine, etc.) qui semblent ne pas s’investir durablement dans le combat : « Qui les ont élus ? Le pouvoir démarre à partir des citoyens ! ».
Découvrez Béa Johnson :
Comme l’a dit Barack Obama sur les réseaux sociaux, « We are the first generation to feel the effect of climate change and the last generation who can do something about it. »
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