Avec les nouvelles mesures sanitaires, comme le passeport vaccinal, plusieurs restaurateurs ont vu leur chiffre d’affaires baisser. Pierre Renaud, propriétaire du casse-croûte Chez Micheline à Saint-Augustin-de-Desmaures, ne fait pas partie de ces nombreux commerces touchés par la pandémie. Pour lui, les mesures sanitaires ne sont pas apparues comme un désavantage. Au contraire.
L’exigence du passeport vaccinal n’a pas été un problème. En effet, n’étant pas considéré comme un restaurant avec terrasse, les mesures sanitaires mises en place ne s’appliquent pas au casse-croûte. Pour ce qui est du personnel, le propriétaire affirme que « la totalité des employés est déjà vaccinée ». Dans un futur proche, M. Renaud n’exclut pas la possibilité d’imposer – ou de le conseiller fortement – la vaccination pour les nouveaux employés.
Suite à la Covid-19, Pierre Renaud a apporté plusieurs changements au restaurant situé sur la route 138. Tout d’abord, le propriétaire a réaménagé les lieux. La reconfiguration a été refaite afin de s’adapter à la demande de distanciation physique. Par la suite, l’emplacement du bar laitier a laissé place à l’aire des commandes. La cuisine, quant à elle, s’est agrandie, donnant ainsi plus d’espace de travail aux employés. Par ailleurs, une corde a été installée à extérieur pour inciter les clients à la distanciation sociale. M. Renaud explique : « Si cela n’avait pas été de la Covid, je n’aurais pas fait tous ces changements-là. Je n’y avais pas pensé avant. »
Quelques désagréments
Tout n’est pas que positif. Certains changements ont été accueillis avec moins d’enthousiasme. En effet, ne pouvant respecter les deux mètres de distanciation physique, le port du masque est devenu obligatoire, au grand désarroi des employés. « Il n’est pas évident de travailler en cuisine avec le masque, car il fait chaud, c’est humide et ça colle », raconte M. Renaud.
De plus, avec la Prestation canadienne d’urgence (PCU) devenue la Prestation canadienne de relance économique (PCRE), trouver de bons employés est un défi pour les employeurs. Selon Pierre Renaud, la PCRE vient aggraver le manque de personnel dans son commerce. Pour combler la demande, le propriétaire de Chez Micheline fait affaire avec des travailleurs du Guatemala. Les deux semaines de quarantaine obligatoire ont été le plus gros désavantage dans cette affaire. Cette année, trois Guatémaltèques sont venus prêter main-forte à l’équipe.
Selon M. Pierre Renaud, une partie de la rétention de ses clients provient de son équipe. Les conditions de travail ont été adaptées à la réalité de la Covid-19. Le propriétaire offre entre autres une flexibilité d’horaire et un salaire compétitif. Finalement, c’est l’attitude positive, le bon respect des consignes sanitaires et l’ambiance familiale qui sont selon lui le mélange idéal pour le casse-croûte Chez Micheline.

















