C’est pour un an qu’est installée, à Québec, l’exposition «Entre savoir et pouvoir» dans l’édifice Pamphile-Le May de l’Assemblée nationale. La présentation publique brosse l’histoire de la Bibliothèque en montrant son importance et les problèmes auxquels elle a dû faire face. L’objectif du réalisateur est d’amener le public à mieux connaître cet élément du patrimoine québécois.
L’édifice Pamphile-Le May ouvre ses portes pour une exposition soulignant les 100 ans de la bâtisse. Jusqu’en septembre 2016, l’exposition conçue et réalisée par Martin Pelletier mettra en valeur le siège de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale construit en 1915. La présentation publique reflète la réalité de la Bibliothèque en mettant en évidence le parallèle entre savoir et pouvoir, deux concepts qui se côtoient en ces lieux.
L’exposition dresse un portrait historique de l’édifice en s’attardant sur sa construction, son évolution et sa fonction. Selon Martin Pelletier, le centenaire du bâtiment sert de prétexte pour parler de la Bibliothèque en soi et des occupants de l’édifice, entité de l’Assemblée nationale souvent oubliée.
«Entre savoir et pouvoir» présente principalement des documents d’archives, comme des correspondances, des transactions et des croquis, mais aussi des photographies, des livres, des vidéos et des objets historiques. La Bibliothèque au complet est utilisée comme lieu d’exposition. Les visiteurs suivent un parcours qui les amène à visiter la Bibliothèque tout en errant dans la salle de lecture.
Certaines pièces uniques dont l’existence n’était pas connue avant le printemps dernier ont changé la planification initiale de l’exposition. Le réalisateur explique qu’un employé a en effet découvert une salle qui servait de dépotoir depuis des années. Dans ce local, de vieux plans d’architecte et des moules qui ont servi à la construction ont été retrouvés. Ces pièces ont ajouté des informations et ont apporté un aspect visuel supplémentaire à l’exposition, obligeant l’équipe de réalisation à s’adapter.
Une plateforme Web
L’exposition est accessible également sur Internet. Plusieurs pièces n’ont pas été retenues pour l’exposition physique à la Bibliothèque, faute d’espace, mais sont libres d’accès dans la présentation sur le Web.
L’exposition virtuelle a été mise sur pied dans l’optique de rendre le contenu accessible à un plus large public. «C’est une bibliothèque pour tous les citoyens, donc l’objectif est de permettre à tous de profiter des richesses qu’elle offre», commente Martin Pelletier. La visualisation sur le Web permet également de parcourir des ouvrages historiques de façon virtuelle.
La demande dépasse les attentes des responsables. Les places pour les trois visites commentées initialement prévues ont toutes été réservées dès la première journée d’ouverture. Pour l’instant, neuf visites commentées supplémentaires ont été ajoutées au calendrier pour répondre à la demande.




















