Le festival international du film de l’uranium, seul de son genre à s’intéresser à la question du nucléaire, présente sa cinquième édition à Québec, qui marquera le 70e anniversaire du bombardement nucléaire d’Hiroshima et Nagasaki.

Présenté du 15 au 25 avril, le Festival projettera une cinquantaine de films qui proposent une remise en question en ce qui a trait à l’exploration uranifère. « De l’extraction de l’uranium à son utilisation dans les armes modernes, les sujets de nos films « atomiques » cherchent, avant tout, à sensibiliser les invités » a déclaré Arielle Mathieu, directrice des communications de l’évènement.

Lancé pour la première fois en 2011 à Rio, le Festival a fait le tour de la planète avant de passer par Québec, et les organisateurs s’en réjouissent. « Le Canada est l’un des plus grands producteurs d’uranium, je suis très fier que le Festival ait lieu ici cette année », a déclaré M. Norbert G Suchanek, fondateur et directeur du Festival, lors du gala d’ouverture.

L’évènement est organisé de concert avec le Grand Conseil des Cris qui se mobilise depuis plusieurs années pour s’opposer à l’exploration et l’exploitation de l’uranium dans leur territoire au nord du Québec. Ceux-ci présenteront d’ailleurs leur court-métrage, The Wolverine : The Fight of James Bay Cree, qui fait la promotion de la campagne sur les réseaux sociaux, #StandAgainstUranium.

Le Centre des Congrès présentait, parallèlement, le Symposium mondial sur l’uranium,  du 14 au 16 avril. De nombreux conférenciers et experts internationaux  ont pris part à l’évènement.