Le Cercle de Québec est présentement en plein cœur de la troisième édition de son cycle de direction artistique sur la Nordicité. Cette année, c’est la jeune artiste Audrée Demers-Roberge qui a été chargée de concevoir et de monter une exposition de son cru. Intitulée Morceler le paysage, cette présentation variée offre au menu photographies, peintures et dessins. Les mordus des arts auront jusqu’au 7 mars prochain pour découvrir ses œuvres.
À chaque mois de janvier depuis trois ans, le resto-bar du Cercle, sur la rue St-Joseph, aborde le thème de la nordicité sous un angle différent. Pour cette édition de 2016, c’est avec les œuvres d’Audrée Demers-Roberge qu’il a choisi de décorer les murs de son lab vivant ainsi qu’une partie de son restaurant. Ayant déjà plusieurs collaborations à son actif, cette artiste de la relève signe avec Morceler le paysage sa première exposition solo.
Écosystème
Audrée Demers-Roberge a terminé son baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université Laval en 2011. Quelques années auparavant, elle a eu l’opportunité d’étudier un an en Finlande dans cette même discipline. Les paysages de ce pays nordique, ainsi que ceux de l’Islande, font d’ailleurs partie des éléments qui l’ont inspirée pour ses créations.
Dans son exposition, l’artiste met à l’avant-scène des paysages, lieux et territoires qu’elle « morcelle » sous divers médiums. Ces paysages tapissent les murs du Cercle sous forme de photographies, peintures et dessins de tout genre. Malgré son utilisation variée de matériaux et de couleurs, Audrée souligne que ses œuvres font toutes partie d’un même « écosystème » : « (…) les œuvres que j’ai créées, je les perçois comme des organismes vivants. Un dialogue se crée entre eux. Je suis donc partie de cette idée de base, ce qui explique pourquoi j’ai utilisé autant de médiums différents. Les éléments qui se répètent d’une idée à une autre, c’est pour créer un système que j’aime bien appeler l’écosystème, qui a un côté plus organique ».
C’est après presque 100 heures de création et de montage qu’elle en est arrivée au résultat final. « J’ai été contactée environ un mois avant la présentation. J’ai un peu travaillé sous pression. Ça représente à peu près un mois de travail, environ 25 heures par semaine. Avec ça, on ajoute un peu plus de temps pour le montage de l’exposition».
Projets futurs
Pour la suite des choses côté professionnel, Audrée Demers-Roberge affirme se concentrer sur un projet de résidence artistique en Norvège auquel elle prendra part en août prochain. Pour réaliser ce plan, elle souhaite collaborer avec le Svalbard Global Seedvault, une réserve norvégienne dont la mission est de protéger des semences de toutes les cultures vivrières afin d’assurer la diversité génétique.
L’exposition Morceler le paysage sera présentée jusqu’au 7 mars au Cercle dans le cadre de sa thématique annuelle de la nordicité.





















