La série « Les poètes de l’Amérique française » a diffusé des œuvres de quelques auteurs québécois, dont Louise Desjardins, dans le cadre du mois de la poésie. La représentation du 14 mars 2016, au Musée de l’Amérique francophone, intégrait les ouvrages les plus essentiels de la poésie actuelle ainsi qu’un volet musical.
Louise Desjardins était à l’honneur lors de la représentation à la Chapelle du Musée de l’Amérique francophone. La pianiste Mélanie Tremblay et le ténor Marc Duguay accompagnaient l’écrivaine québécoise sur la scène. Des lectures poétiques et des pièces musicales ont caractérisé la soirée. Fêtant ses 20 ans, la série « Les poètes de l’Amérique française » a permis à Madame Desjardins de donner, dans sa lecture, le rythme voulu à ses poèmes.
Le mois de la poésie permet de sensibiliser les gens à ce genre : « La poésie est quelque chose d’important […]. Ça nous amène à être plus humain parce que, quand on en fait ou quand on en lit, on n’est pas dans l’accessoire, on est dans l’essentiel », affirme l’artiste invitée.
Les spectateurs se trouvaient dans la tranche d’âge de l’écrivaine et certains d’entre eux disaient avoir retrouvé une partie de leur enfance à travers les poèmes. « Ici c’est spécial qu’il y ait des gens plus âgés. Habituellement, il y a des jeunes […]. Ils en font beaucoup, mais peut-être qu’ils en écoutent moins », explique-t-elle.
Les relations familiales, l’identité et les territoires du Népal et de l’Abitibi sont les principaux thèmes abordés par la poète. L’écrivaine de 72 ans, native de Rouyn-Noranda en Abitibi, laisse transparaître dans ses poèmes son appartenance au territoire québécois. « Je ne crois pas beaucoup à l’inspiration. J’écris sur ce que je sens, ce que je vois et j’écris à partir de ce que je suis. Je dis toujours que je recycle la vie », précise madame Desjardins.
La relève poétique
Louise Desjardins s’est longtemps retenue de publier ses œuvres par manque d’assurance : « Je trouve ça important que les gens aient confiance en eux, qu’ils aillent au bout de leurs rêves », dit-elle. L’écrivaine est toutefois consciente de la difficulté du métier puisque le nombre d’aspirants auteurs va en augmentant.
Madame Desjardins pense que la poésie est d’abord pour les jeunes : « C’est le premier genre qui a existé […]. La poésie était au départ de l’écriture », confie-t-elle. C’est avec ce genre littéraire que l’artiste invitée a commencé sa carrière d’écrivaine. Suite à des ateliers dans certaines écoles secondaires, elle a remarqué un intérêt des adolescents pour cette forme d’expression « Le « slam » est de la poésie, mais autrement. Il y a plusieurs façons de la faire ; j’ai trouvé la mienne », ajoute-t-elle.
« Quand j’étais petite, il n’y avait presque pas de poètes québécoises », souligne Louise Desjardins. La place des femmes qui s’expriment a grandi avec le féminisme dans les années 80 : « Plus les femmes vont devenir égales aux hommes, plus elles vont écrire de la poésie », assure-t-elle.





















