Plusieurs formations musicales ont pris d’assaut le pavillon Desjardins-Pollack de l’Université Laval le 10 septembre dernier, dans le cadre de la 13e édition du Show de la Rentrée.
Six scènes, dix-huit noms de la musique québécoise et une marée humaine d’étudiants désirant profiter de la dernière soirée estivale avant de replonger dans leurs cahiers. Voilà ce que nous réservait le Show de la Rentrée cette année.
Une tribune pour la relève
La formule, quoique similaire à celle des années précédentes, a subi un ajout intéressant cette année. Une nouvelle scène, destinée à la relève, a été aménagée sur la terrasse du Pub Universitaire, afin de donner une tribune aux artistes émergents. Ainsi, des groupes comme l’Octopus et The Marquees ont pu bénéficier de la notoriété de l’événement pour se faire connaître auprès d’un public plus large.
Suite à leur prestation sur cette scène, les membres du groupe Gazoline ont d’ailleurs confié avoir apprécié se produire devant une foule qui avait envie d’être là et de les écouter. Le guitariste Jean-Cimon Tellier-Dubé a d’ailleurs souligné qu’il était intéressant pour eux de jouer dans un contexte étudiant, étant donné qu’en première partie d’un artiste connu du grand public, les gens sont parfois moins réceptifs à leur musique. Le quatuor saguenéen, dont le style musical déborde de l’étiquette rock qu’on lui appose habituellement, a vite réussi à dégourdir la foule qui était initialement timide. Après quelques chansons et invitations lancées par le charismatique chanteur et bassiste Xavier Dufour-Thériault, le public s’est mis à fredonner et à danser fougueusement au son des compositions livrées par la jeune formation.
Une programmation locale et variée
Pour cette 13e édition, la CADEUL a choisi plusieurs artistes de la scène locale pour bâtir sa programmation, laissant ainsi place à de nombreuses découvertes musicales. Du folk au rock, en passant par le jazz et l’électro, il était presque impossible de ne pas y trouver son compte. Un spectateur, Charles Ribadeau-Dumas, m’a d’ailleurs confié être très satisfait de la diversité de la programmation, Gazoline étant son coup de cœur de la soirée.
Du côté de la scène électronique, la soirée a pris son envol avec la formation Les Guerres D’l’Amour, qui a transporté l’auditoire dans son univers psychédélique. Avec leurs chorégraphies excentriques et leur énergie débordante, ces danseurs et musiciens ont véritablement séduit les spectateurs qui ont sauté à pieds joints dans leur folie. Le groupe semblait se réjouir de l’ampleur de l’événement : «Vous faites les choses en grand ici. On aime ça!», a lancé la chanteuse Amélie Pitre, d’un ton amusé. L’amphithéâtre Hydro-Québec, quant à lui, présentait des groupes aux sonorités folks comme Canailles et les Limoulois Mauves, tandis que le rock était à l’honneur au Grand Salon avec Les Indiens, Solids et Duchess Says, pour ne nommer que ceux-là. En fin de soirée, les DJ de Funk Connection étaient aux platines avec le mandat de faire danser les plus tenaces jusqu’aux petites heures.
Une ambiance survoltée
Mercredi soir dernier, quelques secondes au cœur de la foule suffisaient pour saisir l’effervescence qui régnait au pavillon Desjardins-Pollack. Les performances musicales se sont succédé sans interruption, ne laissant aucun répit aux spectateurs qui se précipitaient d’une scène à l’autre pour ne rien manquer. En milieu de soirée, l’ambiance festive s’est installée dans tout le pavillon et l’enthousiasme généralisé était palpable.
La frénésie a toutefois atteint son apogée plus tard en soirée, alors que Random Recipe (RR) et Qualité Motel (QM) ont enflammé tour à tour l’atrium Jean-Guy Paquet. Frannie Holder, chanteuse de la première formation, s’est jetée dans la foule pour faire du bodysurfing, alors que les membres de la seconde n’ont pas hésité à rejoindre RR sur scène pour jouer les trouble-fête, donnant lieu à un moment fort de la soirée. Le feu a littéralement pris lorsque les gars de QM, aussi membres du groupe Misteur Valaire, se sont emparés de la scène avec leurs synthétiseurs et leur look coloré. Ils ont d’ailleurs fait monter des spectateurs sur scène durant leur reprise dansante du classique Ghostbusters. Alors que les artistes ont été comblés par l’énergie incommensurable qui émanait de la foule, les spectateurs, quant à eux, ont été rassasiés par le gargantuesque buffet musical qui leur a été servi.






















