QUÉBEC – La jeune formation musicale beauportoise The Seasons a clôturé la deuxième édition des Nuits du Festival d’été de Québec (FEQ) vendredi soir dernier, en offrant une prestation haute en couleur devant un Impérial affichant complet pour l’évènement.
C’est entre un spectacle en sol montréalais et un autre à Chicoutimi que les quatre garçons ont pris le temps de s’arrêter dans leur ville natale pour en mettre plein la vue à leurs fidèles supporteurs. Cette série de trois concerts a donné le coup d’envoi à leur tournée, baptisée Les Nuits Pulpeuses, et fut un véritable succès témoignant de l’évolution impressionnante qu’a subi la formation depuis son passage au FEQ en juillet dernier.
«Y’a une claire amélioration dans leur façon d’interagir avec le public, dans leur présence sur scène», a mentionné Marianne Poirier, une spectatrice qui a vu le groupe sur scène cet été. Les quelques 900 places que comprend l’Impérial de Québec, établissement appartenant désormais au FEQ, ont toutes trouvé preneur, et ce deux semaines avant la tenue de l’évènement.
Une entrée explosive
Le charismatique quatuor indie-folk a fait son entrée sur scène sous un déluge sonore, frôlant la cacophonie. Accueillis à la manière de vedettes planétaires par une foule en délire, les enfants chéris de Québec ont ouvert le bal avec Ieieo, une piste figurant sur leur premier opus Pulp, paru au printemps dernier.
Il s’agissait d’un spectacle complet pour le groupe qui disposait d’une plage temporelle suffisante pour imprégner la salle de sa musique aux influences rétro et immerger les mélomanes dans un univers aux allures beatlesques, digne des années 60. Les frères Hubert et Julien Chiasson, vêtus d’accents de paillettes et de doré, ont immédiatement mis le feu aux planches avec leurs petits pas de danse et leurs harmonies vocales à couper le souffle, tandis que le bassiste Samuel Renaud et le batteur Rémy Bélanger jouaient brillamment de leur instrument respectif.
En communion avec les spectateurs
La formation cultive une belle relation avec son public, qui lui rend visiblement la pareille. La foule, à prédominance féminine, était suspendue aux lèvres des musiciens et répondait à leurs nombreuses interventions avec un enthousiasme sans précédent. Cette dernière a chanté «I need the sun» en cœur sur Copernicus, a récité les paroles de Apples à en enterrer les voix des chanteurs et s’est déchaînée dès les premières notes de la dansante Kitsch Trick. The Seasons a définitivement rempli l’Impérial d’une chaleur qui, le temps d’un concert, a enrayé la froideur de novembre.
Le concert s’est déroulé dans une ambiance désinvolte parsemée de quelques touches de folie, notamment lorsque les artistes ont lancé allègrement des fruits dans l’audience. Laurence Paradis, une spectatrice impressionnée par la prestation du quatuor, n’a pas manqué de souligner l’originalité de ce dernier : «Ils sont pas comme tout le monde, c’est ça qui fait que c’est bon», a-t-elle indiqué. La formation a offert deux chansons en guise de rappel, puis les frangins sont remontés sur scène pour interpréter Lost in the Sand en duo, moment rendant compte de la très grande complicité qui les unit.
De nouvelles compositions
Le spectacle du 21 novembre dernier était aussi une occasion en or, pour les quatre musiciens, de présenter de nouvelles compositions au public. Les nouveautés ont été très bien reçues par la foule qui a pu reconnaître, à travers celles-ci, le son unique du groupe. Les jeunes virtuoses ont servi un buffet musical généreux et charnu aux spectateurs qui en auraient définitivement pris davantage. Chose certaine, la performance de The Seasons dans la salle de la rue Saint-Joseph aura marqué la mémoire de ceux et celles qui y ont assisté.
Après quelques spectacles au Brésil le mois prochain et la poursuite de sa tournée québécoise cet hiver, on apprenait la semaine dernière que la formation partira à la conquête du marché français, où elle lancera son album Pulp en mai 2015.






















