Les soirées d’humour sont à l’honneur à l’Impérial Bell de Québec depuis le 10 février dernier. Pendant 12 semaines, des humoristes de la relève tenteront d’être parmi les meilleurs afin de participer au Comédie Club qui sera diffusé à Musique Plus, Canal D et à V. Une belle opportunité pour les nouveaux-venus dans le métier.

Pour une septième saison, le Comédie Club permet aux humoristes n’ayant pas encore de spectacle solo de se faire connaître. Jusqu’au 27 avril prochain, tous les mercredis, il sera possible d’assister aux divers numéros des finissants de l’École nationale de l’humour. Pour la somme de 17,50 dollars, les spectateurs peuvent découvrir entre six et huit humoristes différents par soirée. Au cours des semaines d’audition, 80 participants s’affronteront et seuls les 36 meilleurs auront l’opportunité d’être diffusés à la télévision.

Animé pour une deuxième année consécutive par Mathieu Cyr, le Comédie Club attire près de 250 personnes par représentation. Par ailleurs, les spectacles télévisés sont visionnées par quelques centaines de milliers de personnes sur les différentes chaînes. En entrevue, l’humoriste met de l’avant que l’animation de ces soirées lui donne également une large visibilité : « Au stade où j’en suis dans ma carrière, c’est super apprécié, c’est un bon levier ! »

Il va sans dire que les humoristes mis en vedette dans le cadre des auditions n’en sont pas à leur première fois sur scène. « Quand quelqu’un monte sur la scène du Comédie Club de la scène Impérial, c’est qu’il a déjà donné au moins 200 spectacles », affirme M. Cyr. Les spectateurs ont donc affaire à de vrais professionnels.

De plus, l’animateur déplore que « parfois, ce n’est pas nécessairement le talent qui détermine si tu as une place ou non, c’est plutôt à quel point tu es connu ». En effet, les producteurs misent sur les noms les plus renommés afin d’amener de plus grandes côtes d’écoute.

Rien ne remplace le terrain

À l’École nationale de l’humour, l’animateur affirme qu’il y a « des cours de voix, de français, de mises en scène, mais [que] la seule affaire que l’on n’apprend pas, c’est le terrain ». Il met également de l’avant le fait qu’en tant que nouvel humoriste, la première année s’avère remplie d’échecs. En effet, « tu es toujours avec les mêmes 15 élèves pendant deux ans […] Ce qu’ils trouvent drôle ne veut pas dire que le grand public va aimer aussi », mentionne M. Cyr. C’est donc après un moment de perfectionnement de leur humour que les artistes sont fin prêts à participer au Comédie Club.

Certes, les bases du métier sont découvertes par les humoristes lors de leur passage sur les bancs d’école. Néanmoins, il semble que l’essentiel de l’expérience s’acquiert sur scène, devant le grand public. Le Comédie Club s’avère être une opportunité en or pour les artistes de la relève qui espèrent pouvoir un jour percer dans ce milieu.