Derrière une toute petite porte de la rue Saint-Jean, à peine visible, se trouve un escalier où seulement une personne peut passer à la fois. Cette porte cache  et permet à la fois d’accéder à la Librairie Saint-Jean Baptiste, lieu de rencontre des écrivains professionnels et amateurs de la ville de Québec.

La librairie est aussi une salle de spectacle aux airs de bar clandestin sans luminosité qui présente des récitals chaque troisième vendredi du mois d depuis déjà deux ans. Dans ses allures de décor cinématographique, cette toute petite librairie sent le mélange de café ,qu’elle sert  toute la journée, et de vieux livres qu’elle offre à la vente. Au fond de la petite boutique, un jeu de fléchettes et un piano se trouvent entre les nombreuses chaises pliantes et quelques tables.

Vendredi dernier 16 janvier, troisième vendredi du mois, se tenait le Faubourg en poésie. Récital poétique, invités spéciaux et micro ouvert étaient au rendez-vous. La lecture de poésie était écoutée par des habitués de l’endroit, dégustant une bière et assis en direction de la scène improvisée d’un micro et d’une toile blanche comme fond.

Cette soirée était pourtant une première pour eux. En plus d’un groupe de six jeunes universitaires qui s’introduisaient dans ce monde de création, une nouvelle forme de récital était présentée, soit le poème en images.

Jouer avec les mots

Créées par le blogue CLS poésie, les poèmes en images sont de très petits courts métrages qui accompagnent un texte poétique. Cette prestation, CLS en ville, avait aussi été présentée en partie à Trois-Rivières,  a raconté l’un des vieux Beatniques (c’est ainsi qu’ils se font appeler) ,une bière à la main.

Cette prestation originale était par la suite suivie d’une lecture de deux textes du poète Jean-Claude. Mélange de musique, d’humour, de technologie et de politique, ce poète s’est lui aussi produit à Trois-Rivières, lors du festival de musique, avec les textes qu’il a lus lors de la soirée.

Bref, dans cette librairie, aura permis aux l membres d’une culture plus marginale de la ville de se rassembler  pour apprécier ce que la langue française fait de mieux, c’est-à-dire jouer avec les mots.