Le Canada est impliqué dans le conflit en Syrie depuis avril dernier. Sa participation reste source de nombreuses critiques des partis de l’opposition qui jugent que le Canada n’a pas sa place danscette guerre. Avec les élections fédérales prochaines, le Canada pourrait avoir un tout autre rôle à jouer dans ce conflit majeur.
Les Forces armées canadiennes sont présentes en Syrie depuis avril dernier, en plus d’avoir des troupes en Irak depuis la fin 2014, d’après Le Monde. Le Canada montre une forte ambition de mettre un terme au groupe armé État islamique, notamment en participant à la Coalition contre l’État islamique mise en place par les États-Unis en septembre 2014. Toutefois, cette coalition n’est ni une mission des Nations unies, ni une mission de l’OTAN.
Le Premier ministre reste cependant vague quant au rôle humanitaire du Canada envers les réfugiés. Selon Radio-Canada, il affirme que « nous n’avons pas à choisir entre lutter contre le soi-disant État islamique et aider ses victimes. Nous ferons les deux.»
Le gouvernement fédéral avait d’ailleurs déposé une motion,en mars dernier, consistant à prolonger d’un an soit jusqu’au 30 mars 2016, la mission des Forces canadiennes contre le groupe armé État islamique en plus de l’élargir à la Syrie, relate Le Monde.Cette dernière avait été approuvée par 142 voix contre 129. Les partis de l’opposition considèrent cependant que le Canada n’a pas sa place au sein de cette guerre et que les nouvelles frappes en Syrie auront des répercussions dangereuses.
Une politique étrangère axée sur les affaires et la guerre
Selon la revue L’actualité, le gouvernement de Stephen Harper a axé les relations internationales du Canada sur les affaires et la guerre depuis 2006. D’ailleurs, « Ottawa est davantage impliqué avec ses alliés de l’OTAN et des États-Unis qu’avec l’ONU et ses Casques bleus ».
Le budget relié à la Défense nationale a, par ailleurs, subi une hausse de 29% de 2006 à 2015, toujours d’après la revue L’actualité. C’est une hausse allant d’environ 15 milliards de dollars à près de 20 milliards de dollars. Cependant, l’aide humanitaire stagne avec une hausse de seulement 3 millions de dollars de 2006 à 2014. Ce budget était de 4.4 milliards de dollars en 2006 et de 4.7 milliards de dollars en 2014.
Une nouvelle perspective ?
La Syrie reste un aspect politique important observé dans la présente campagne électorale. Les partis de l’opposition critiquent le Premier ministre Stephen Harper dans sa lutte contre le terrorisme et son implication dans le conflit en Syrie. Il est aussi critiqué sur sa réticence à accepter plus de réfugiés syriens et irakiens. Les partis de l’opposition ont, pour la plupart, élaboré un plan pour accueillir les réfugiés.
Selon Radio-Canada, le Nouveau Parti Démocratique du Canada(NPD) désire accueillir plus de « 46 000 réfugiés syriens sur cinq ans », comparativement aux 23 000 réfugiés syriens et irakiens proposés par le gouvernement fédéral d’ici 2018.De son côté, le Parti Libéral du Canada, propose « d’accepter 25 000 réfugiés (syriens)parrainés par le gouvernement du Canada » d’ici janvier 2016. Finalement, le Bloc Québécois ne donne pas de chiffres exacts, mais reste ouvert aux propositions, affirmant que le Canada doit accomplir ce devoir humanitaire.
Les élections pourraient donc changer l’implication du Canada dans le conflit de façon significative. Reste à savoir si l’électorat choisira une nouvelle perspective de ce conflit le 19 octobre prochain.



















