Exemplaire : Média-école des étudiants en journalisme

Média-école des étudiants en journalisme

«Le vrai journalisme professionnel vérifie les faits», Thomas Kent

16 octobre 2018 - 12:04

Thomas Kent, ex-PDG de Radio Free Europe / Radio Liberty


Ariane Uwamahoro

Thomas Kent a choisi le métier de journalisme parce qu’il aimait voyager. Aujourd’hui, il vient de boucler son mandat de président de la  Radio Free Europe/Radio Liberty, média auquel il a beaucoup contribué pour son rayonnement. Avec plus de 40 ans d’expérience, cet expert en éthique journalistique a pris part au colloque international Théophraste. Il a expliqué comment éviter la désinformation en priorisant la vérification des faits dans un contexte de fausses informations ou Fake news.

 

Thomas Kent est un responsable des médias qui impose le respect.  Ce dirigeant des médias possède une vaste expérience dans la gestion administrative. Amateur de reportages internationaux, il est un acteur qui oeuvre pour le développement du journalisme.

Il a travaillé pour l’Associated Press depuis 1972, occupant des postes tels que chef de bureau à Moscou, éditeur international, éditeur adjoint et, plus récemment, éditeur de normes. À tous ces postes, le doyen Kent a joué un rôle de premier plan dans la transformation technique et éditorial d’AP en une société de presse entièrement numérique. Il a également été impliqué dans la planification stratégique d’entreprise et le développement de nouveaux services multimédias.

Derrière son calme d’expert avéré, l’homme a roulé sa bosse entre les États-Unis d’Amérique, l’Europe et le Canada.

Chef de file de l’initiative de code d’éthique du bricolage de l’Online News Association (2013-2016); trésorier de l’Organisation des médiateurs de l’information (2014-2015); conseiller du Ethical Journalisme Network (depuis 2011), M. Kent a du savoir à partager.

Il a été élevé dès le bas âge à Shaker Heights, dans l’Ohio, diplômé en études russes et est-Européennes de l’Université de Yale, il parle russe, français et espagnol. Il enseigne et conseille à la Columbia Université depuis 1996. Même s’il n’a pas étudié le journalisme, il écrivait des articles pour le journal de son université. Quand il a terminé ses études, il voulait découvrir le monde et comme il le dit : « seul le journalisme lui présentait un plus grand nombre de possibilités pour parcourir plusieurs pays ».

Avant d’entamer sa carrière de journaliste, il voulait explorer le domaine de la diplomatie ou du commerce.

Monsieur Kent dit qu’il n’oubliera jamais sa première expérience professionnelle de travailler pour AP dans la capitale de Connecticut, où il allait assister à une réunion du parlement de l’État.  Il se souvient encore de ce qu’il portait « un jeans », mais ce qui lui a donné du courage de faire son travail c’est qu’il était correspondant d’une des plus grandes agences de presse au monde Associated Press.

Marié et père de deux enfants, Thomas Kent aime passer beaucoup de temps avec sa famille, l’une de ses priorités. Kent aime passer aussi le temps à lire les livres et suivre l’actualité internationale.

Thomas Kent affirme que : « le vrai journalisme professionnel constitue l’élément le plus fort du système de vérité dans le monde ». Livrant un message aux étudiants en journalisme qui veulent atteindre leur objectif, il explique qu’il « faut travailler sans attendre et vérifier les faits toujours dans ce flot des fausses nouvelles.

Thomas Kent est un modèle pour ceux et celles qui veulent exercer le métier de journalisme.