Ils ont fait la «Une» des médias le temps d’un après-midi. Pas pour leur talent, ni pour leurs convictions, mais pour de vieux dossiers. Gageons que ces candidats sauront désormais qu’il faut surveiller son identité numérique avant de se lancer en politique.
Celui qui s’est fait élire par accident
Élu dans la circonscription de Manicouagan en 2011, Jonathan Genest-Jourdain (NPD) a suscité l’intérêt des médias après avoir laissé entendre dans une vidéo s’être présenté pour se faire de la publicité en tant qu’avocat. Extrait d’un documentaire diffusé à RDI en 2013, la vidéo montre Jonathan Genest-Jourdain peu de temps après son élection. Interrogé sur les raisons qui l’ont convaincu à se présenter dans cette gigantesque circonscription éloignée, le candidat sortant répond, étonné : «On m’avait dit que c’était de la pub. « It’s all good Jonathan, c’est juste bon pour ta pratique d’avocat, c’est de la publicité »».
Celui qui avait des besoins urgents
Ancien réparateur d’électroménager, Jerry Bance, candidat conservateur en Ontario, a également connu son quart d’heure de gloire après qu’une vidéo le montrant uriner dans la tasse d’un particulier qu’il dépannait est sortie sur internet. Finissant ses besoins, le candidat se contente de rincer brièvement la tasse et de la remettre dans l’évier. Déjà candidat aux précédentes élections dans la circonscription de Scarborough-Rouge Park (banlieue de Toronto), Jerry Bance a indiqué «regretter profondément [ses] actions». Pas suffisant pour le PC, qui a décidé de lui retirer son investiture.
Celle qui aurait mieux faire de se taire
Cheryl Thomas, candidate pour le Parti libéral à Victoria (Colombie-Britannique), aurait dû faire sérieusement le ménage de sa page Facebook. Ou tout simplement ne pas raconter des inepties sur les communautés musulmanes et juives. En 2013, elle écrivait ainsi que les mosquées servaient à «laver des cerveaux». Plus tard, elle récidivait, affirmant que les «opprimés des ghettos de Varsovie et des camps de concentration étaient devenus les oppresseurs» d’aujourd’hui. Malgré ses excuses, et affirmant avoir «un profond respect pour toutes les religions et les communautés», le parti lui a retiré l’investiture, et ce alors que la date pour présenter un candidat de substitution est expirée.
Celle qui aurait du faire son ménage numérique
VirJiny Provost, candidate pour le Bloc Québécois dans la circonscription de Mégantic-L’Érable, s’est fait remarquer fin août. La jeune candidate de 19 ans a péché par manque d’expérience politique en laissant traîner de vieux dossiers sur les réseaux sociaux. Il n’en fallait pas plus à Infoman, toujours à l’affût de ce genre de trouvailles, pour publier sur son blogue les réponses de la candidate à Ask.fm (un réseau social où les internautes se posent des questions). À ce qu’elle emporterait s’il fallait fuir sur une île déserte en cas d’apocalypse, elle avait répondu son «cell, un pénis, et ben des chips». Ce qui peut effectivement choquer : un cellulaire n’aurait aucune utilité en cas d’apocalypse.




