Alias en performance sur la scène de l’église Saint-Roch dans le cadre du festival Saint-Roch XP (Crédit photo : Marianne Richer)

La rue St-Joseph vibrait au cœur des festivités vendredi soir à l’occasion de la cinquième édition de Saint-Roch XP. Après deux ans d’absence, l’événement urbain offrait de nouveau une programmation variée se déployant sur deux jours. Joignant cuisine et musique, le festival signé BLEUFEU constitue une vitrine culturelle incontournable pour les artistes émergents d’ici.

C’est au cœur de Saint-Roch que s’installe l’événement pour la première fois en 2016. Reconnu pour sa richesse de culture ainsi que pour son influence artistique, ce petit quartier de la vieille capitale est notamment le berceau de plusieurs restaurants, galeries d’art et salles de spectacle. Le festival Saint-Roch XP s’inscrit harmonieusement dans la continuité de cette vague alors que sont mis de l’avant des acteurs locaux participant à l’expansion de la scène culturelle québécoise.

La cinquième édition du festival Saint-Roch XP réservait à ses spectateurs une brochette de 24 artistes issus de divers styles musicaux, ceux-ci offrant entre autres des prestations musicales gratuites en alternance sur des scènes éphémères atypiques. Multi-instrumentaliste et compositeur montréalais, Emmanuel Alias s’est pour sa part produit sur scène vendredi soir du haut des marches de l’église Saint-Roch. Avec neuf années d’études en jazz au Conservatoire Darius Milhaud d’Aix-en-Provence (France) à son actif, l’artiste se plonge dès son arrivée au Québec en 2014 à la composition de musiques dédiées à des séries télévisées anglophones et francophones telles que Big Little Lies et Cerebrum. Il aura par ailleurs l’occasion de travailler sur quelques productions du Cirque du Soleil. Alias s’est depuis éloigné de ses racines conservatrices pour s’intéresser davantage à des styles contrastants. Lors de son passage sur la rue St-Joseph, le polymathe a notamment interprété le morceau « I Won’t Go to Heaven And That’s Alright », monoplage rock psychédélique paru l’année dernière.

De la nouveauté quant au volet artistique

En vue d’approfondir le volet accordé aux arts appliqués dans le cadre du festival, « La petite galerie Bell » a fait son entrée en jeu pour cette cinquième édition. Située au 461 rue St-Joseph Est, celle-ci était convertie en galerie d’art pour la durée de l’événement, ayant ainsi pour fonction d’exposer des artistes de haut calibre dans la réalisation d’œuvres en continu. À en juger par l’importance qu’occupent les arts visuels dans le quartier St-Roch, il s’agit d’un ajout qui devrait probablement s’implanter définitivement pour les éditions à venir.

De part et d’autre de la rue St-Joseph étaient postés des kiosques extérieurs au cours de la fin de semaine dans l’objectif de faire découvrir les restaurateurs contribuant à la réputation culinaire du quartier. Sous la forme de dégustations à petit prix étaient ainsi servies les spécialités des commerçants, satisfaisant par la même occasion l’estomac des curieux passants. Parmi la liste des 15 exposants culinaires participants figurait notamment le café Pékoe, installé au 433 rue St-Joseph Est depuis 2015. Selon une employée, le café en est à sa troisième année consécutive de participation au festival. Celle-ci estime d’ailleurs que l’événement présente « l’opportunité parfaite » de faire découvrir à une nouvelle clientèle les spécialités du commerce, tel que le bubble tea.