Exemplaire : Média-école des étudiants en journalisme

Média-école des étudiants en journalisme

LA VÉRIFICATION JOURNALISTIQUE (4/5)
Nouvelles ressources en politique

17 septembre 2014 - 01:33


Rabéa Kabbaj

Depuis quelques années, les sites de fact-checking politique commencent à gagner en popularité. Ils proposent de vérifier fait par fait les discours des politiciens, en mettant en perspective notamment les chiffres que ceux-ci avancent.

Si ce phénomène s’est d’abord répandu aux États-Unis, où plusieurs blogues et sites à cet effet existent déjà, l’initiative s’est déjà exportée dans bien d’autres pays. Quelques exemples de ces nouveaux garants de l’exactitude factuelle.

Politifact.com (États-Unis). | Lancé en 2007 par le Tampa Bay Times, Politifact.com s’est donné pour mandat de déceler le vrai du faux dans les discours de la classe politique américaine. Parmi ses outils notables, on peut distinguer le «Truth-O-Meter» qui évalue le degré de véracité des propos tenus par les politiciens. Dans la même perspective, le «Obameter» rend compte du degré d’avancement des promesses faites par le président Obama durant les campagnes présidentielles de 2009 et 2012, selon un référencement par sujet.

Désintox, le blogue de Libération (France). | Créé en 2008, ce blogue se définit comme un  «observatoire des mensonges et des mots du discours politique». Citations et liens à l’appui, il confronte donc la parole des politiques avec les faits. Le service politique du quotidien Le Monde a quant à lui mis en place Les Décodeurs en 2009, un blogue qui repose sur le même principe, en donnant de surcroît la place aux lecteurs. Il revendique en effet un «fact-checking participatif», invitant les lecteurs à  écrire à l’équipe pour mener une vérification conjointe de l’information.

Logo Africa-checkAfrica Check (Afrique du Sud). Né d’un partenariat entre la Fondation AFP et l’université sud-africaine, University of the Witwatersrand, Africa Check, est un média non partisan qui cherche à promouvoir une culture de la vérification journalistique en Afrique, en donnant aux lecteurs des outils et en produisant ses propres rapports d’investigation. Il fonctionne également sur un modèle participatif, le public étant appelé à suggérer aux journalistes des sujets à vérifier.