Les résultats de la soirée électorale 2015 sont sans équivoque. Les citoyens canadiens se sont donnés de manière franche un gouvernement majoritaire libéral.

Le prochain premier ministre du Canada sera Justin Trudeau. Les faits saillants de cette soirée sont nombreux.

Le NPD s’écroule au Québec. La vague orange se retire brutalement de la province ne laissant derrière elle qu’une poignée de candidats néodémocrates. Le NPD chute globalement de 55 sièges à 10 sièges au Québec. Même la candidate-vedette des orange, Annick Papillon, est renversée.

Ce résultat est comparable à ceux qu’obtenait le NPD avant les performances de Jack Layton. Thomas Mulcair, élu dans Outrement, a communiqué avec Justin Trudeau afin de lui concéder la victoire.

S’adressant à ses membres, Monsieur Mulcair salue le changement de gouvernement en se réjouissant de la fin des années de peur et de division du gouvernement Harper.

Les analystes politiques sont nombreux à qualifier ce résultat de fort désir de changement.

La région de Montréal passe notamment au rouge avec l’arrivée de nouveaux candidats comme Mélanie Joly. Celle-ci attribue ce grand succès « au plan de match progressiste de son chef Justin Trudeau ». Elle ajoute que les libéraux ont « su incarner les valeurs des Québécois avec une équipe de jeunes candidats s’imposant comme l’alternative progressiste par excellence au Canada ».

Les conservateurs sont pour leur par nettement éclipsés par les libéraux à l’échelle canadienne. Ceux-ci, au moment d’écrire ces lignes, cumulent près du double de sièges que les conservateurs.

L’avenir politique de Stephen Harper, premier ministre sortant, est maintenant incertain. Individuellement les députés élus conservateurs Steven Blaney, Gérard Deltell et Maxime Bernier se déclarent satisfaits de l’appui de la population envers eux.

Avec une baisse de 3% des appuis, par rapport à la précédente campagne, le Bloc québécois augmente néanmoins sa députation avec 10 députés potentiels à la Chambre des communes. Le chef du BQ, Gilles Duceppe, est défai dans sa circonscription, au troisième rang selon le dépouillement des urnes.

Dès le début du dévoilement des résultats électoraux, la tempête libérale qui allait s’abattre sur le Canada était rapidement perceptible puisque les provinces de l’Atlantique ont été complètement balayées dès le début de la soirée par les libéraux.