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Vestiges du Colisée : les bancs voyageront du PEPSI au PEPS !

7 octobre 2019 - 21:12

Les bancs en bois actuels, qui auront bientôt 48 ans, sont d’origine. À noter que le PEPS célèbrera ses 50 ans en septembre 2020, l’aréna ayant vu le jour deux ans plus tard. (Crédit photo : Erika Bisaillon)


Erika Bisaillon

La Ville de Québec vient d’apposer son prix sur les vestiges du Colisée Pepsi, dont la demande ne dérougit pas. Sébastien Bélanger, coordonnateur aux infrastructures du pavillon de l’éducation physique et des sports (PEPS) de l’Université Laval, fait partie de ceux qui souhaitent mettre la main sur des bancs du défunt Colisée. Dans l’optique d’une réfection imminente de l’aréna du pavillon, l’offre du maire arrive à point.

En marge d’un point de presse le 26 septembre dernier, le maire Régis Labeaume a déclaré que le prix était maintenant fixé pour les bancs du Colisée Pepsi : 60 dollars la paire. L’intérêt est fulgurant depuis l’annonce de leur mise en vente. La ville a reçu en effet plus de demandes qu’il n’y a de bancs, soit 15 000 disponibles. Elles seront donc triées de manière à privilégier les institutions d’enseignement et les organisations caritatives moins fortunées.

Responsable des terrains extérieurs et de l’aréna du PEPS, Sébastien Bélanger a directement saisi la chance. Selon lui, dans l’optique d’une réfection imminente de l’aréna, l’appel du maire ne pouvait pas mieux tomber. « Ce n’est pas notre priorité, mais on ne pouvait pas ne pas profiter de l’occasion », confie-t-il.

Le coordonnateur vise l’achat de 2 000 bancs non rembourrés. L’aréna possédant 1 942 places assises, il précise vouloir garder des sièges de remplacement si des bris devaient survenir.

Bien entendu, des vérifications restent à faire. M. Bélanger souhaite examiner la compatibilité puisque selon les plans fournis par la ville, différentes largeurs de bancs sont disponibles. Cependant, la municipalité n’avait toujours personne d’attitré aux infrastructures la semaine dernière afin de rencontrer le coordonnateur. « La balle est dans leur camp, oui, mais c’est à nous de faire notre devoir et de les relancer… », précise-t-il.

L’échéancier de démolition n’étant pas fixé, M. Bélanger devrait savoir, d’ici novembre, si l’achat aura lieu. Le nombre exact de bancs et le prix n’ont pas encore été décidés. Impossible donc de savoir si le PEPS pourra bénéficier d’un prix de lot.

Toutefois, M. Bélanger dit prioriser « la coquille avant l’intérieur », car il doit s’assurer que la toiture et les systèmes de réfrigération de la patinoire sont conformes avant de changer les sièges. En effet, d’ici 2020, Québec doit remplacer les systèmes de refroidissement au fréon par des dispositifs à l’ammoniac, moins nocifs pour l’environnement.

Garder son titre

Dans un tel achat, M. Bélanger voit une optique de développement durable. Il affirme que l’Université Laval se classe parmi les meilleures universités en la matière et que c’est par des gestes comme celui-ci qu’elle gardera son titre. À cet égard, les vestiaires ont été rénovés et repeints récemment. « On aurait pu tout démolir et reconstruire, mais ce n’est pas notre vision des choses », souligne-t-il.

En 2015, l’Université Laval a été la première université canadienne et québécoise à atteindre la carboneutralité volontairement. Elle a également obtenu en 2017 l’accréditation internationale STARS, la classant deuxième université au monde et première au Canada en ce qui a trait au développement durable.