Mme Lyne Lévesque, présidente de la Boîte à Science – CLS de Québec — Photo Maxime Bilodeau

QUÉBEC — Le milieu de la vulgarisation scientifique québécois a accueilli avec satisfaction la nouvelle Politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI). Dévoilée la semaine dernière par le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche, de la Science et de la Technologie, M. Pierre Duchesne, la PNRI 2014-2019 prévoit diverses mesures financières et administratives à leur endroit.

La Politique a annoncé une aide financière supplémentaire à des médias de diffusion scientifique comme Canal Savoir. Contactée à ses bureaux de Montréal, la directrice générale de Canal Savoir Mme Sylvie Godbout s’est dit «très heureuse d’être ainsi considérée» par la nouvelle PNRI. Selon elle, la grande place qui y est donnée à la valorisation de la science met en lumière le souci du gouvernement envers cette culture. «Cela montre que le PQ tient à transmettre le goût de la vulgarisation scientifique»,a-t-elle affirmé.

Mme Godbout s’est réjouit par ailleurs de la durée annoncée pour la nouvelle PNRI qu’elle qualifie de «moins essoufflante». Alors que la précédente s’est étalée sur trois ans de 2010 à 2013, celle à venir s’échelonnera sur cinq ans, une première.

Même son de cloche du côté du réseau des Conseils de développement du loisir scientifiques (CDLS) et du réseau des conseils du loisir scientifique (CLS) qui a salué par communiqué de presse les mesures prévues à son endroit dans la PNRI. Lyne Lévesque, présidente de la Boîte à science – CLS de Québec a souligné la reconnaissance que le réseau CDLS-CLS obtient de la part du ministère vis-à-vis de leurs activités d’éveil à la culture scientifique chez les jeunes et moins jeunes. «Avec la nouvelle Politique, nous nous sentons légitimés et entendus», a-t-elle soutenu.

Mme Lévesque a poursuivi : «Peut-être serons-nous en mesure avec cette nouvelle politique de réaliser correctement notre mission dans l’ensemble du territoire québécois, chose que nous ne pouvons pas faire dans l’heure actuelle, faute de budget.» Elle a aussi rappelé que le milieu de l’innovation et de la recherche a subi des compressions majeures à l’automne 2012.

Il faut préciser que sur les 3,7 milliards de dollars sur cinq ans promis par la PNRI, 25 millions iront à la réfection d’infrastructures scientifiques en milieu scolaire. Des sommes non précisées seront offertes aux établissements universitaires et collégiaux publics ainsi qu’aux organismes voués à la valorisation des sciences. Ainsi, l’objectif de Québec est de «former la relève» en «transmettant la passion des sciences et de l’innovation».

Une politique  «attendue»

Ces réactions s’inscrivent dans un florilège de réactions positives de la part du milieu de la recherche et de l’innovation. Ses deux grandes représentantes, l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) et l’Association pour le développement de la recherche et de l’innovation du Québec (ADRIQ) ont unanimement félicité le ministre Duchesne pour l’annonce d’une politique «attendue» et «audacieuse».

L’élaboration de la nouvelle PNRI a suivi un long processus au cours duquel les scientifiques, universitaires et entrepreneurs ont été dûment consultés. Des Assises nationales de la recherche et de l’innovation ont entre autres été organisées en avril dernier à Montréal.