À l’aube de la Conférence des Parties (COP 21) qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre prochains à Paris, le Québec tient de plus en plus à s’engager dans la lutte aux changements climatiques. Selon Greenpeace, «une transition énergétique» basée sur une économie verte est un projet réalisable dans la Belle Province. Dans cette optique, l’organisation non gouvernementale exhorte le gouvernement québécois à fournir plus d’efforts.

Gabriel-Olivier Clavet, un des représentants de l’ONG dans la ville de Québec, estime que l’économie québécoise doit plus mettre l’accent sur l’environnement. Selon le jeune homme, Greenpeace préconise une économie bâtie avant tout sur la «transition énergétique et l’efficacité énergétique». Il affirme en ce sens que la première chose à faire est de consacrer les subventions étatiques aux énergies renouvelables plutôt qu’aux entreprises de forage pétrolier.

L’écologiste fait également valoir qu’afin de parvenir à changer l’économie actuelle, la solution est de cesser complètement l’exploitation des énergies fossiles au profit des énergies vertes telles que les éoliennes. Il estime que le Québec possède les ressources naturelles, matérielles et financières pour mettre en œuvre de telles mesures destinées à protéger l’environnement et générer des profits. « C’est très facile », affirme-t-il à cet égard.

Pour le militant, cette transition énergétique peut avoir des vertus économiques et environnementales. Il explique que les investissements au sein d’entreprises plus vertes vont générer de nouveaux emplois. L’intervenant met également en avant le fait que le système des énergies renouvelables favoriserait un nouveau système économique basé sur la protection de l’environnement.

Des progrès restent à faire

Gabriel-Olivier Clavet pense que le Québec est dans la «bonne voie» mais que des progrès restent à faire. L’intervenant émet en effet des réserves sur les intentions réelles du gouvernement québécois. Il faut une «réelle volonté politique» de sa part, insiste-t-il Le militant de Greenpeace appelle le gouvernement à cesser les incohérences de sa politique environnementale.

Selon monsieur Clavet, il est paradoxal de continuer à investir dans des industries polluantes comme la cimenterie de Port-Daniel-Gascons – considérée comme la plus polluante au Québec – et de vouloir verdir l’industrie des transports grâce à l’électrification. Le jeune homme qualifie d’«hypocrite» cette promesse issue d’un communiqué de presse du gouvernement daté du 9 octobre dernier.

Le militant évoque également la question du climato-scepticisme. Pour lui, le fait de ne pas admettre la réalité scientifique des changements climatiques pose problème. Il explique qu’aujourd’hui, 44 % des Québécois sont climato-sceptiques car ils ne sont pas réceptifs à la question du réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre. Le jeune homme reconnaît toutefois que certains citoyens commencent à avoir une «sensibilité écologique».