Les derniers sondages électoraux le confirment, le Parti Québécois (PQ) se trouve dans une position défavorable. Pour le vice-président aux communications du Comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ), Thierry Bilodeau, la formation politique s’est tournée vers son propre sondage pour évaluer les intentions de vote des Québécois. Rien ne semble perdu d’avance pour le parti souverainiste qui souhaite réaffirmer son nouveau plan électoral.
Un sondage téléphonique commandé récemment par le Parti Québécois a permis à la firme Repère Communication de Montréal d’interroger environ 1 000 Québécois. La Presse canadienne a diffusé les résultats en début de semaine dernière. Selon les données, la majorité des Québécois souhaiteraient un réinvestissement en santé et en éducation (73,7 %) plutôt qu’une baisse d’impôts (26,3 %).
« Tous les indicateurs sont verts au Parti Québécois, sauf les sondages », soutient monsieur Bilodeau. Selon lui, le sondage commandé par le PQ ne permet pas de mieux connaître l’appui des citoyens envers les partis politiques, mais bien de mieux cibler les intérêts des électeurs.
« Est-ce que les gens veulent un investissement en santé et en éducation pour les familles ou bien veulent-ils plutôt une baisse d’impôts ? », poursuit-il. Les chiffres montrent qu’un parti politique tel que la Coalition Avenir Québec (CAQ), qui propose à la fois un investissement et une baisse d’impôts, serait considéré peu ou pas crédible (60,9 %) aux yeux de l’électorat. « Ça montre à quel point les gens ne sont pas au courant clairement des offres politiques de chaque parti », déclare-t-il.
Le militant péquiste qui s’implique au Parti depuis 2014 constate que l’effervescence idéologique au sein du Parti Québécois atteint un sommet inégalé. « Ça bouge dans les structures du PQ, on assiste à un rajeunissement incroyable. » La nomination de Véronique Yvon en tant que vice-chef témoigne de l’intention de Jean-François Lisée de « faire de la place aux bons éléments du Parti Québécois ».
Miser sur la crédibilité des idées
Interrogé sur l’intention première du sondage, le vice-président aux communications au CNJPQ soutient que les résultats doivent permettre de réaffirmer les intentions du Parti Québécois. « Absolument, je suis convaincu que le PQ à une chance de gagner, mais c’est certain qu’il a des défis à relever dans sa façon de livrer les messages et dans sa façon de convaincre les électeurs que nous avons le plan qui correspond le mieux à leurs intérêts. »
La crédibilité du Parti est, entre autres, l’une des raisons qui justifient la pertinence du sondage. « Nous vivons dans un contexte où les gens sont tannés, voire écœurés de la politique, je les comprends. C’est un environnement rempli de cynisme, il faut redonner confiance à la population », lance-t-il.
Rappelons que les derniers sondages électoraux effectués par Le Devoir plaçaient le Parti Québécois au troisième rang des scrutins avec 20 % des voix, un score inférieur à ceux obtenus par le Parti Libéral du Québec (28 %) et la Coalition Avenir Québec (39 %).



















