QUÉBEC — Le président du syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec (SFMQ), Jean Gagnon se dit prêt à donner une chance à Régis Labeaume, le maire réélu de Québec, mais soulève un bémol face à son «inflexibilité» sur la question des régimes de retraite.
«S’il arrive avec des objectifs fermes, comme il a dit, ça ne fonctionnera pas», s’est exclamé le président lors d’un point de presse qui s’est tenu ce lundi 4 novembre. «Si c’est un monologue, ça ne marche pas», a-t-il poursuivi.
Le maire Labeaume a affirmé au lendemain du scrutin être ouvert à la négociation avec les syndicats, lui qui la veille avait pourtant mentionné être «inflexible» face aux acquis d’une «autre époque» lors son discours de remerciement.
Jean Gagnon a également émis un bémol quant à l’ouverture du maire Labeaume : «que veux-tu négocier ? Avec le syndicat ou avec le gouvernement». Le maire a durant la campagne maintes fois répété vouloir un «mandat fort» pour pouvoir négocier sur le dossier du régime de retraite face au gouvernement en demandant un droit de lock-out pour les municipalités.
Le président du syndicat a ajouté que chaque personne avait eu ses raisons de voter le 3 novembre et que : «ce n’était pas uniquement sur les fonds de pension» dont il avait été question.
Il a tenu également à rappeler au maire que 75 % du scrutin le rendait légitime pour parler de «tous les sujets et pas uniquement des régimes de retraite». Il a ajouté que «chaque citoyen a voté pour des raisons personnelles» et que l’élection n’était pas sur un seul sujet.
«Pour avoir un vote référendaire, bien il faut une question claire», s’est-il exprimé. Il a fini par souligner vouloir que le climat de terreur «change» à la ville et affirme que «personne ne sort gagnant d’un climat de terreur».
Jean Gagnon a tenu à ajouter ne pas être surpris par l’ampleur du résultat et a rappelé au maire que le mandat de grève qu’il a reçu il y a deux semaines est toujours présent.
Les poursuites civiles
Jean Gagnon a profité de la conférence de presse du lendemain d’élection pour confirmer qu’il y aurait des poursuites au civil contre l’administration Labeaume et que le dossier est en préparation. Il a toutefois ajouté abandonner la section criminelle dont il avait été question au débat.
Rappelons que le syndicat a déposé deux mises en demeure à Régis Labeaume et Alain Marcoux, de la ville de Québec, en rapport avec des propos haineux.



















