C’est en arborant un large sourire et une tuque rouge flamboyante que les étudiants bénévoles de l’association étudiante catholique de l’Université Laval ont récolté des fonds, afin de venir en aide étudiants en situation de précarité financière. Ces étudiants engagés témoignent de l’impact de cette guignolée annuelle du 25 novembre 2015.

Selon Mounia Kassou, étudiante à l’Université Laval et bénévole, «la présente guignolée permettra d’acheter des denrées pour aider, sur une base quotidienne, près de 300 étudiants». Pour cette jeune femme qui a elle même eu recours à cette banque alimentaire, «il est naturel de faire sa part afin de redonner aux autres».

Madame Kassou précise que les étudiants étrangers sont généralement très nombreux à utiliser ce service de dépannage puisqu’ils se retrouvent, plus souvent qu’autrement, «éloignés de tous les membres de leur famille et de leurs réseaux d’intégration sociale traditionnels».

De plus, l’étudiante en géographie spécifie qu’un délai considérable peut parfois s’écouler entre la demande de prêts et bourses d’un étudiant et le moment où celui-ci recevra les sommes nécessaires à sa subsistance.

Les bénévoles travaillant lors de cette guignolée avaient un objectif en tête : s’assurer que leurs camarades de classe les moins bien nantis n’aient pas à se rendre à leurs cours avec l’estomac dans les talons.

C’est donc au nom du groupe d’entraide intitulé «La Table du pain» que ces jeunes ont déployé efforts et énergie. Cet organisme est actif, tout au long des sessions universitaires d’automne et d’hiver, afin de pallier les carences alimentaires de certains étudiants.

Le bénévole Bernard Guiguemdé indique que les denrées offertes par la Table du pain sont très diversifiées, telles que «des conserves, des soupes, du jus, de la sauce tomate, du riz, des pâtes alimentaires, des légumes, des fruits et du pain».

Jean-Bernard Rousseau, agent de pastorale au service de l’association étudiante catholique de l’Université Laval et développeur de la Table du pain depuis 2002, précise que les denrées distribuées proviennent respectivement de trois sources différentes : la fondation Saint Vincent de Paul, l’organisme Moisson Québec et la guignolée étudiante du 25 novembre.

Combattre l’isolement

Selon Marie-Rosalie Sagna, bénévole à la Table du pain, «le coin café de l’organisme permet aux gens de créer des liens entre eux dans un contexte où plusieurs fréquentent l’Université sans avoir eu l’occasion de se faire des amis».

Le café peut donc servir de prétexte pour briser l’isolement de certains. Les étudiants qui ne sont pas aux prises avec des difficultés financières sont également bienvenus pour prendre prendre un café et faire de nouvelles rencontres.

Mounia Kassou est d’avis que ce type d’action citoyenne «devrait non seulement venir en aide aux étudiants, mais aussi porter main forte aux jeunes familles vivant dans la région de Québec».