Avec son comparse Édouard Couture, Raphaël Leclerc s’attache à déneiger chaque partie du toit d’une maison du quartier Saint-Sacrement qui comporte plusieurs niveaux. Si la tendance se maintient, tous deux pensent pouvoir compter sur une saison hivernale bien occupée. (Crédit photo : Salomé Kourdouli)

La mi-janvier marque le début de la saison de déneigement des toits à Québec, alors que la ville vient de connaître sa première vraie tempête hivernale. Raphaël Leclerc et son ami, Édouard Couture, sont tous deux déneigeurs de toitures pour l’entreprise familiale Pelletier depuis deux ans. Ils sont heureux de reprendre le travail après un hiver 2021 moins chargé.

Le 22 janvier, quand les deux déneigeurs de toitures commencent leur travail, le mercure affiche moins 23 degrés. Ni Raphaël Leclerc, 22 ans, ni Édouard Couture, 21 ans, ne semblent gênés par le froid. L’échelle est déjà installée pour mener au toit d’une maison située dans le quartier Saint-Sacrement. Raphaël Leclerc monte en premier, les deux pelles posées sur l’épaule. « Ce sera rapide, il n’y a que trois pouces de neige », sourit Raphaël.

Une fois montés, pas de temps à perdre. « Il n’y a pas de truc, tout est dans les bras », s’exclame le jeune homme. Sous un soleil éclatant, ils remplissent leurs pelles de neige tombée ces dernières semaines avant de les lancer quelques mètres plus bas. Une fois le toit déneigé, rien de plus simple pour descendre : ils sautent sans hésiter dans le tas de neige amassé au sol.

Le travail n’est pas pour autant terminé puisqu’ils doivent libérer la voie de garage qu’ils ont encombrée. Raphaël à la souffleuse, Édouard à la pelle, le binôme s’entraide. « Le toit était plat donc c’est le plus facile », explique le premier, ajoutant que les plus difficiles sont souvent les plus escarpés. « On n’est pas à plaindre, il y a des avantages : on gagne de l’argent », poursuit-il. Pour ce travail, ils sont payés 20$ de l’heure, alors que le salaire minimum s’élève à 13,50$.

Un début de saison prometteur

Une fois les pelles, souffleuses et l’échelle rangées, ils se dirigent vers leur deuxième et dernière mission en milieu de journée. « C’est le début de la saison, pour l’instant on n’a pas beaucoup de toits à déneiger, détaille Édouard. Mais à partir de la semaine prochaine, on en aura plus, et l’hiver démarre bien par rapport à l’année dernière. » Pendant une semaine de pleine saison, les déneigeurs de la petite entreprise familiale en effectuent en moyenne quatre par jour, du lundi au samedi. La saison durera environ deux mois et demi.

La musique et le chauffage réglés au maximum dans le pick-up, déjà garé devant le petit magasin à déneiger, les deux amis se préparent. « C’est un peu pentu, mais pas besoin des harnais », observe Raphaël. « On met où la neige ? Côté parking ou devant ? », demande Édouard. Après s’être organisés, ils entament le travail, toujours avec le même geste.

Sans difficulté, le binôme dégage la toiture. La glace, en revanche, leur donne du fil à retordre. En essayant de faire tomber un bloc de glace du bord du toit, une des pelles se casse. Les deux amis parviennent malgré tout à bout de leur mission. 14 heures sonne la fin de journée. Seule une question reste en suspens pour Raphaël : « Je ne sais pas encore si je travaille lundi prochain ! ».