Crédit photo : Félix Rhéaume

QUÉBEC- Plus de 55 000 vinyles étaient en vente à la 2ème édition de la Foire du disque de Québec, qui se tenait au Centre récréatif Saint-Roch samedi le 8 novembre, de 10h à 16h. Une grande quantité de personnes se sont déplacées pour l’occasion.

Questionné sur la principale différence de cette année avec l’édition précédente, Vincent Leclerc, membre du comité organisateur, dit que « cette année, c’est vraiment juste la grosseur de l’évènement, qui a carrément doublé en terme de superficie, en terme de vendeurs. L’an dernier on avait seulement une salle, cette année on monopolise le centre au complet, on a plus de 50 vendeurs qui sont présents. »

Selon lui, l’objectif de cet évènement est « […] de un, mettre en relation les vendeurs à travers le Québec avec les collectionneurs de vinyles, en général, dans le même endroit. […] [C’est] autant d’avoir une sélection en métal [que] dans tous les styles qui existent : New Wave, Rock, Rockabilly, peu importe. D’avoir le maximum d’acheteurs qui rencontrent le maximum de vendeurs. […] C’est vraiment l’occasion pour les collectionneurs de vinyles de trouver ce qu’ils veulent […] ».

Vendeurs et public satisfaits

Les vendeurs de vinyles semblaient satisfaits de l’évènement. L’un d’entre eux, Robert Lefrançois, qui est un collectionneur également, a raconté à l’Exemplaire: « Ça me permet de vendre mes doubles, mes triples, mes quadruples, pis en même temps d’acheter autre chose, de voir ce que les autres ont, surtout les gens de Montréal, qui viennent de l’extérieur. J’aime ça : ils ont beaucoup de disques que nous on n’a pas ici. »

Le public, quant à lui, semblait également apprécier l’évènement, auquel il avait accès pour un coût d’entrée de 2$.

Claire Reny, passionnée de musique et animatrice de l’émission Méconnues sur les ondes de CKIA-FM, a pour sa part expliqué sa présence en disant: « Je fais beaucoup de recherche de pièces qu’on n’entend pas souvent. Ici, c’est la place idéale : c’est des pièces qui ne sont pas connues alors il y a beaucoup, beaucoup de raretés. […] Je trouve vraiment des perles rares, des trésors. »

Paraissant avoir beaucoup apprécié l’évènement, surtout en raison de l’augmentation de l’espace par rapport à l’année précédente, elle a cependant un bémol à formuler : « […] il n’y a presque plus de CD. L’année dernière, il y en avait beaucoup beaucoup. Il y a encore des gens qui aiment ça, qui mettent ça dans leur voiture pour écouter de la musique. Les vinyles, c’est beau mais ça ne se traîne pas partout. C’est juste ça que je trouve un petit peu qui a manqué cette année ».

Pour sa part, questionné à savoir ce qu’il souhaitait pour l’année prochaine, Vincent Leclerc, membre du comité organisateur, répond : « Peut-être juste bonifier l’expérience client au maximum, peut-être avoir plus de guichets automatiques pour que les gens aient accès à de l’argent quand ils veulent acheter, avoir peut-être un meilleur service aux tables, que ce soit au niveau du service aux vendeurs : leur procurer une meilleure expérience possible. Peut-être même de la faire durer sur deux jours, c’est envisageable. Donc de permettre aux vendeurs de coucher ici à Québec pour ceux qui viennent de l’extérieur. Donc peut-être de le faire durer un week-end de temps serait à faire ».