« J’aimerais continuer à courir après mes études ici. J’ai choisi une carrière qui me permet de faire les deux », explique Emma Galbraith, étudiante-athlète en athlétisme à l’Université Laval. (Crédit photo : Olivier Jalbert)

Depuis le début de la pandémie, plusieurs compétitions sportives ont été annulées afin de protéger les athlètes. Emma Galbraith, compétitrice en athlétisme depuis son enfance, prépare progressivement son retour à la compétition après plus d’une année de pause. Selon elle, cet arrêt forcé lui a permis de peaufiner sa préparation.

L’année 2020-2021 représentait la dernière année d’admissibilité au niveau universitaire pour Mme Galbraith. Grâce à cette pause, elle dit avoir trouvé une bonne façon d’équilibrer plusieurs aspects de sa vie. « C’est « tough » de prendre en compte le travail, l’école et la course en même temps. Moi j’avais vraiment besoin de trouver un équilibre et ce moment, je pense que je l’ai trouvé. » Elle souhaite maintenant participer à des compétitions de niveau provincial et national.

La Covid-19 a chamboulé plusieurs sportifs, car ceux-ci n’ont pas pu rivaliser pendant plusieurs mois. Ainsi, la motivation peut être difficile à maintenir. Emma Galbraith affirme toutefois avoir été très motivée au début de la pandémie : « Au départ c’était « full »motivant, j’avais beaucoup de temps, je pouvais vraiment regarder mes entraînements et faire toutes les petites choses. »

Selon Mme Galbraith, la pause de compétitions a permis aux athlètes de se concentrer sur leur préparation physique et mentale. « Ils ont pu prendre le temps de voir ce qui ne fonctionne pas et ce qui fonctionne », mentionne Emma Galbraith.

La pandémie lui a permis de travailler sur ses faiblesses et de se préparer au niveau psychologique afin d’être prête pour son retour. Selon elle,   ce ne sont pas les moments avant la course qui sont importants, c’est la préparation des semaines, des mois avant pour que tu arrives avec un bon « mindset » positif et en confiance en tes capacités ».

Un autre avantage cité par la coureuse est le temps que la pandémie lui a permis d’économiser, entre autres grâce au télétravail. Cela lui a laissé le loisir de s’entraîner de façon plus efficace en faisant tous les exercices d’échauffement nécessaires afin d’éviter les blessures.

Blessures difficiles

Les blessures représentent toujours une épreuve difficile à surmonter pour les athlètes. Or, la difficulté s’est nettement amplifiée durant la pandémie selon l’athlète originaire d’Ottawa. « Quand j’étais blessée, je trouvais que ma motivation a vraiment diminué, je me sentais vraiment perdue à ce niveau-là », affirme Emma Galbraith.

Un défi pour l’athlète de 27 ans a été le manque d’esprit de groupe. Elle affirme qu’il est nettement plus facile de surmonter une blessure lorsqu’un athlète est bien entouré. Si la situation frontalière le permet, Emma Galbraith participera à l’épreuve du 1 000 mètres qui aura lieu à Boston au mois de février prochain.

 

Avec le retour progressif des compétitions d’athlétisme, Emma Galbraith espère pouvoir participer à une épreuve de 1 000 mètres à Boston au mois de février 2022. (Crédit photo : Olivier Jalbert)