Monsieur Charles Zinser, préposé à l’accueil du Grand Théâtre de Québec, est persuadé que « c’est un test de rouvrir les salles à pleine capacité. » (Crédit photo : Christine Deslongchamps-Pelletier)

Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications et Christian Dubé, ministre de la Santé et des services sociaux, ont annoncé l’ouverture à plein rendement des lieux culturels. Charles Zinser, préposé à l’accueil, travaille au Grand Théâtre de Québec depuis huit ans. Heureux de cet assouplissement, il affirme néanmoins que ce changement nécessite des ajustements.

En vigueur depuis le 8 octobre, cette nouvelle réjouit dans le milieu artistique. Des décisions seront cependant à prendre pour les administrateurs du théâtre. Effectivement, M. Zinser explique que les salles étaient restreintes à une capacité d’accueil limitée. De ce fait, lorsque les spectateurs achètaient leurs billets, les réservations étaient effectuées avec un siège d’écart entre eux et leurs amis. Ainsi, comme les salles dans lesquelles certains avaient déjà réservé ouvrent désormais à pleine capacité, les spectateurs peuvent se retrouver assis à côté d’un inconnu.

L’administration doit alors juger s’il vaut mieux contacter les gens qui ont loué des places et réorganiser la salle ou continuer de présenter les spectacles avec un auditoire réduit. Pour l’instant, Monsieur Zinser ne peut se prononcer sur la décision que prendra la société d’État.

Celle-ci ne présentant pas de spectacles sur une plateforme Web, de tels changements ne seront donc pas à faire. De plus, même si plusieurs lieux culturels ont annoncé de nouvelles représentations, le Grand Théâtre n’a rien fait en ce sens pour l’instant.

Même si cet assouplissement des règles permet aux lieux culturels de respirer un peu, Monsieur Zinser affirme que d’autres mesures les contraignent toujours. Le théâtre est par exemple en partenariat avec plusieurs artistes internationaux, mais l’incertitude aux frontières complique encore la tâche. De ce fait, ces artistes ne peuvent pas être programmés avant 2022.

Des mesures toujours strictes

Le défi quotidien est certainement la vérification de l’identité, la numérisation du code QR et le rappel des mesures sanitaires. En plus du manque de main-d’œuvre, le Grand Théâtre est très strict concernant les mesures. « C’est militaire », affirme le préposé. Des pancartes avisent les gens de se préparer à présenter leurs papiers afin d’assurer une certaine fluidité. Dans l’établissement, le code QR est scanné à deux reprises, il n’est donc pas rare de voir une congestion aux postes de prévention.

Afin de minimiser les risques de propagation du virus, les spectateurs ne pouvaient arriver qu’une heure avant la représentation. Désormais à pleine capacité, les portes doivent ouvrir plus tôt afin d’éviter un blocage aux numérisations et éviter de retarder le début du spectacle.

Des adaptations sont de mise afin de profiter pleinement de cet allégement. « Les gens sont heureux de venir au Grand Théâtre et la clientèle est très compréhensive », affirme Monsieur Zinser. Mais compte tenu du temps d’ajustement nécessaire, la clientèle devra faire preuve de patience.

 

Depuis le 8 octobre, le Grand Théâtre de Québec, situé sur le boulevard René-Lévesque, a rouvert ses portes à plein rendement, soit une jauge de 2 350 personnes. (Crédit photo : Christine Deslongchamps-Pelletier)