Québec – Un petit jeudi, après le 5 à 7, un petit groupe de « geek » et d’étudiants de l’Université Laval se sont réunis à la bibliothèque de Gabrielle-Roy pour une rencontre sur l’Open Source et l’utilisation de ses logiciels.

Empruntant la définition de Wikipédia, l’encyclopédie libre, le professeur Daniel Pascot et le doctorant Dario Gomez expliquent tous deux le logiciel libre ainsi :

« Un logiciel dont l’utilisation, l’étude, la modification et la duplication en vue de sa diffusion sont permises, techniquement, et légalement1. Ceci afin de garantir certaines libertés induites, dont le contrôle du programme par l’utilisateur et la possibilité de partage entre individus. »

Selon eux, l’Université Laval et le gouvernement devraient utiliser ces logiciels, car en plus de réduire les coûts d’utilisation, ils peuvent être améliorés pour maximiser leur utilisation.

Les raisons pour lesquelles nous pouvons les utiliser dans toutes les sphères sont : pour réduire les coûts de développement; raccourcir les délais de commercialisation des systèmes IVI; bénéficier d’un avantage concurrentiel par l’innovation; éviter de se retrouver enchaîné à un fournisseur de plate-forme logicielle.

De plus, comme il est libre et que tous peuvent l’améliorer, c’est le meilleur logiciel. C’est un bien commun qui n’a pas de frontières et qui respecte trois règles d’or : liberté, égalité et fraternité.

L’utilisation du logiciel libre

Au Québec, comme dans le reste du monde, la proportion de l’utilisation des logiciels libres s’estime au trois quarts des logiciels utilisés. Il y a presque partout, dans nos téléphones, dans nos ordinateurs, dans nos avions… Tout le monde utilise un logiciel libre sans le savoir.

C’est une création de passionnées qui construit du code, le modifie ou s’y inspire pour créer nos outils de communication ou notre moyen de transport. Selon monsieur Pascot, il y a 100 000 000 lignes de codes dans les voitures.

Fonctionnement du logiciel libre

Ce qui a permis de créer le Web social comme nous le connaissons est cette utilisation de l’Open Source, c’est-à-dire les logiciels libres. Un logiciel libre est en fait un logiciel que l’on peut utiliser de façon gratuite, par exemple Android. Il peut être emprunté ou bien « Si l’on donne la copie de notre logiciel, nous l’avons toujours. Le secret du logiciel libre est donc d’en donner un petit bout et nous l’avons toujours. » Explique monsieur Pascot pour vulgariser et imager le taux de diffusion.

Selon lui, un logiciel libre est comme une recette, on se l’échange et on l’a toujours. Chacun y apporte sa petite touche personnelle. Plus il y a de modifications, plus elle peut devenir meilleure.