Du stand de ramen au kiosque de kimono, en passant par les couteaux traditionnels et les cosmétiques, on peut trouver dans ce marché une diversité de produits, tous associés de près ou de loin au Pays du Soleil-Levant. Entre commerçants d’origines japonaises et locaux, l’ambiance mariait convivialité et partage autour d’un intérêt commun pour cette culture.
Cet évènement est le fruit du travail bénévole du couple composé de Masami et André Gauvin, tous deux fondateurs de l’Association d’amitié Québec-Japon. Il s’agit d’un organisme sans but lucratif ayant pour objectif de célébrer et de faire découvrir la culture japonaise dans la ville de Québec. Partie d’une initiative il y a plus de vingt ans pour rassembler des amis autour de la culture japonaise, l’association a pris de l’ampleur pour devenir un organisme officiel en 2014. Ils se sont inspirés du succès du Marché de Noël japonais de Montréal après leur visite en décembre 2024 pour reproduire la même formule à Québec.
Même s’il s’agissait de la première édition du Marché de Noël, l’Association d’amitié Québec-Japon a l’habitude d’organiser ce genre d’activités. Entre autres, le 27 juillet dernier eut lieu le festival des cerisiers Sakura Matsuri, dont la programmation contenait des démonstrations d’arts traditionnels, d’arts martiaux, de cérémonies du thé, un spectacle de tambours, des percussions japonaises et des kiosques. Entre 2 000 et 2 500 personnes ont pris part à cet événement gratuit. D’autres rencontres sont par ailleurs proposées tout au long de l’année.
Engouement pour la culture japonaise
Bernard Bernier, professeur au département d’anthropologie et d’études asiatiques à l’Université de Montréal et spécialiste du Japon, souligne que la culture japonaise a connu un essor au Québec à la fin des années 1990 avec l’arrivée des jeux vidéo et des mangas. Depuis, l’engouement pour la culture japonaise n’a jamais diminué : « On a plus ou moins atteint un plateau », explique-t-il au sujet de sa popularité au Québec.
Même à Québec, André Gauvin admet que l’intérêt pour la culture japonaise a toujours été très fort. Il constate toutefois que, depuis la pandémie, il y a une augmentation notable de l’affluence pour les activités de l’Association d’amitié Québec-Japon : « Depuis la fin de la pandémie, (…) je ne sais pas si c’est parce qu’on s’est permis de ressortir, de se rencontrer, de côtoyer tout le monde, (…) mais vraiment, il y a un engouement fulgurant pour la culture japonaise. »
Il est intéressant de noter que les éléments qui éveillent l’intérêt pour le Japon changent selon les générations. Selon Bernard Bernier, les plus jeunes y sont attirés par la culture populaire, tandis que les générations plus âgées s’y intéressent davantage pour sa culture traditionnelle.
Victime de son propre succès, le Marché de Noël japonais de Québec a rapidement été pris d’assaut. À peine une heure et demie après son ouverture, une file s’étirait jusqu’au boulevard Monseigneur-Montmorency pour les personnes souhaitant visiter les commerces à l’intérieur. Devant l’enthousiasme du public pour cette activité, les organisateurs ont déjà confirmé une deuxième édition l’an prochain, avec une formule adaptée afin de pouvoir accueillir un plus grand nombre de visiteurs, possiblement sur deux jours.
















