Les festivités du Carnaval se situent entre la rue Jacques-Parizeau et le Bassin Louise. Le Bistro B se situe à l’extérieur de ce circuit. (Crédit photo : Frédérique Duplessis)

Le Carnaval de Québec, qui se déroulait du 7 au 16 février, est le carnaval d’hiver le plus important et le plus vieux au monde. Il attire environ un demi-million de visiteurs par année. Le Carnaval a des impacts sur les commerces québécois comme celui de François Blais qui est propriétaire du Bistro B, un restaurant situé sur l’avenue Cartier. M. Blais, en tant que restaurateur, n’est pas « fan » du Carnaval car l’événement est loin d’être bénéfique pour son établissement.

Le Carnaval de Québec est considéré comme une attraction touristique profitable pour tous. Les dépenses faramineuses que peut entraîner le temps des Fêtes se font sentir en début d’année. En effet, le mois de janvier n’est pas un mois profitable pour les restaurants, les hôtels, les magasins et autres. Février subirait le même sort si ce n’était du Carnaval qui attire de nombreux clients.

Certains semblent croire que tous les commerces de la ville de Québec sont dans le même bateau, mais ce n’est pas le cas. M. Blais est catégorique à ce sujet : « Non, le Carnaval ne m’amène pas de business. On est juste une rue à l’extérieur du circuit touristique. » Il ajoute que non seulement le Carnaval ne lui amène pas plus de clients, mais lui en prend. L’avenue Cartier est juste assez proche des festivités hivernales pour que la circulation et le manque de stationnements découragent les clients de s’y rendre, et juste un peu trop loin pour que les gens considèrent le Bistro B comme option de restaurant pré ou post-Carnaval.

De plus, M. Blais souligne l’importance mineure du tourisme pour son commerce. Il précise que le tourisme fait à peine 10 % des ventes annuelles du Bistro B. Dans les faits, les locaux et les habitués sont sa clientèle cible.

Souper de Saint-Valentin ruiné

M. Blais n’aime pas particulièrement le fait que la parade du Carnaval tombe souvent la fin de semaine du 14 février ou, certaines années, le jour même. M. Blais explique que son restaurant n’est pas un restaurant familial, ce qui ne l’aide pas avec la foule des festivaliers. Cependant, il performe spécialement bien avec les couples à la Saint-Valentin. La parade du Bonhomme Carnaval nuit donc régulièrement à ses ventes du mois de février.

M. Blais était auparavant chef au restaurant « Le Panache » de l’Auberge Saint-Antoine situé sur la rue Saint-Antoine à quelques minutes des festivités du Carnaval. Il avoue que lorsqu’il y travaillait, le Carnaval de Québec avait des retombées économiques positives pour le restaurant. La situation géographique des commerces québécois joue donc selon lui un rôle déterminant dans leur rentabilité lors du Carnaval de Québec.