Climat
Un slogan utilisé lors d'une marche d'activistes écologiques à Montréal. Shutterstock.

Ces dernières années, la planète est sévèrement touchée par le réchauffement climatique.  Pour lutter contre les catastrophes naturelles, les différents partis politiques ont fourni un plan climatique détaillé pour les élections provinciales. Passage en revue de quelques unes de ces propositions.

Une préoccupation collective

Selon une étude de Radio-Canada effectuée début septembre, l’environnement était désigné comme l’enjeu majeur de ces élections avec 31%. Les programmes et différents plans pour le climat devraient jouer un rôle important dans le choix des candidats.

Un effort mondial

Cette lutte pour sauver le climat se doit d’être mondiale. Afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, le Québec devrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 65% sous le niveau de 1990 d’ici 2030. Pour cela, il peut compter sur le financement climatique international. Ce programme a pour but de soutenir les efforts des pays pour accentuer leur capacité d’adaptation aux impacts des changements climatiques et pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.

Les partis politiques Québec Solidaire ainsi que le Parti québécois envisagent d’ailleurs de contribuer au financement climatique international.

Ce que prévoient les partis

La Coalition Avenir Québec (CAQ) a pour objectif de réduire les gaz à effet de serre de 37,5%. Le parti libéral vise une diminution de 45% et Québec Solidaire 55%. Ces trois partis espèrent aussi atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Le Parti québécois a pour ambition de diminuer les gaz à effet de serre de 45% tandis que le Parti conservateur ne s’est fixé aucune cible. Le Parti libéral a même pour ambition de mettre en place une COP-Québec.

Les plans des partis ne semblent pas à la hauteur des 65% de réduction recommandé.

La question de l’adaptation

Le réchauffement climatique est plus présent que jamais et provoque des changements climatiques violents.

Giacomo Fedele, chercheur à l’organisme sans but lucratif Conservation International affirme que l’adaptation transformatrice est « une stratégie qui vise à réduire les causes profondes de la vulnérabilité aux changements climatiques à long terme en éloignant les trajectoires non durables ou indésirables ». Réduire les gaz à effet de serre est une bonne stratégie mais elle n’est pas suffisante.

Une crise climatique qui nous concerne tous

Peu importe notre origine, nous sommes finalement tous confrontés à cette crise. A l’image du Québec, d’autres pays se retrouvent démunis face aux phénomènes naturels anormaux et inédits directement liés au changement climatique.

Il y aura d’autres tempêtes Fiona et ouragans Ian, d’incendies en France ou en Californie. D’autres violentes inondations comme au Pakistan. Aucun pays n’est épargné. Nous ne sommes pas préparés à affronter des évènements climatiques si extrêmes.

Des décisions politiques décevantes

Malgré les plans déposés par les partis, aucun d’entre eux n’a présenté d’idées concrètes pour contrer les changements climatiques. Les maires de grandes villes québécoises ont exigé du prochain gouvernement qu’il dédie deux milliards de dollars par année pour des nouvelles adaptations. Tous les partis vont donc devoir accorder davantage d’intérêt sur cette question dans leurs plateformes électorales.