Les tables se vident peu à peu au bar Ninkasi. Le ressac de la vague orange se fait sentir à Québec où les libéraux et les conservateurs ont ravi les sièges au NPD. L’heure est au bilan pour Annick Papillon et Denis Blanchette. Malgré la défaite, les deux candidats demeurent sereins et gardent une confiance inébranlable en l’avenir.

Annick Papillon s’est adressée aux médias d’un ton fier et assuré. Rien ne trahissait dans son ton sa défaite dans Québec. «Personnellement, c’est mission accomplie pour moi. J’ai tout donné et j’en suis fière», a-t-elle résumé. De son côté, Denis Blanchette respecte la volonté de changement de ses électeurs dans Louis-Hébert. «On s’est battu dans l’adversité pendant un bon bout de temps. Au moment où on commençait à reprendre du poil de la bête, le ciment a pris et il était trop tard pour cette fois-ci.»

Tous deux ont réitéré leur confiance envers Thomas Mulcair. D’après eux, la décision de rester à la tête du parti ne revient qu’à lui seul. «Ayant été défaite, je vais vivre avec ce que le caucus néodémocrate élu va décider», a répondu Annick Papillon.

Après 78 jours de campagne, les deux candidats vont profiter d’un repos bien mérité.  Autant Papillon que Blanchette s’accordent quelques jours pour se remettre de leurs émotions. La recherche d’emploi ne va pourtant pas tarder pour ceux qui sont de retour dans leur chaumière du Québec. Malgré une baisse de sièges, Denis Blanchette garde espoir en son parti.  «On va revenir avec une offre plus intéressante pour les Québécois et un jour il y aura un gouvernement néodémocrate au Canada», a-t-il assuré.

Sourire aux lèvres,  Annick Papillon a conclu avec un message d’encouragement pour les jeunes, qui, comme elle, veulent faire le saut à la Chambre des communes.  «On gagne quelque chose d’exceptionnel au bout de la ligne.  En se présentant,  on fait vivre la démocratie.»