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Immigration : une aide bienveillante dans un processus long

26 février 2020 - 14:51

Les membres fondatrices d’Immigration HBC Rebecca Dubé (à gauche) et Fibiola Hudicourt (à droite). Une part de leur mission consiste à aider les entreprises à combler leurs besoins de main-d’œuvre. (Crédit photo : Nicolas-Xavier Perron)


Nicolas-Xavier Perron

L’immigration est une solution à laquelle les entreprises ont régulièrement recours pour contrer la pénurie de main-d’œuvre. Cependant, le processus lié à la demande d’immigration peut s’avérer compliqué et c’est là qu’entrent en jeu Rebecca Dubé et Fibiola Hudicourt d’Immigration HBC pour venir en aide aux entreprises. Selon elles, le processus d’immigration est une démarche accessible mais qui peut s’avérer longue.

Immigration HBC est une petite entreprise toute jeune de Québec qui venait à l’origine en aide aux gens qui désirent immigrer au pays. Mais depuis la fin de l’année 2019, l’entreprise vient également en aide aux entreprises qui désirent faire venir des travailleurs étrangers. Cette extension de l’offre est notamment causée par l’augmentation de la demande des entreprises qui sont touchées par la pénurie de main-d’œuvre.

Cependant, le recours à l’immigration pour combler le manque de main-d’œuvre a un coût. « C’est quand même une démarche qui est assez dispendieuse. Il y a des frais gouvernementaux, il y a nos honoraires à nous. Donc on parle à peu près de trois à quatre mille dollars par candidat quand on inclut aussi les permis de travail », explique Mme Hudicourt.

De plus, cette démarche reste encore inconnue pour la plupart des entreprises. Selon elle, « il y a encore beaucoup de choses qui devraient être faites pour que cette démarche soit connue par les entreprises ». Cette méconnaissance des démarches empêcherait de faire en sorte que l’immigration comble le manque de main-d’œuvre. Il faut savoir qu’à la mi-février de cette année, juste pour ce qui est de la ville de Québec, il y avait près de 24 000 postes à combler.

Du cas par cas

Dans un contexte où la pénurie de main-d’œuvre est un problème répandu à travers la presque-totalité de la province, l’acceptation d’une demande d’immigration dépend de plusieurs facteurs : « Ça peut être une personne qui est célibataire, une personne qui a moins de 35 ans. Ça va dépendre aussi de son origine parce qu’il y a des conventions qui ont été signées entre le Canada et d’autres pays d’Europe, des pays en Asie », observe pour sa part Mme Dubé.

Cependant, quelques professions sont priorisées par le système d’immigration. « Pour le Québec, il y a une liste qu’on appelle la liste simplifiée, qui sont les postes les plus en demande pour le Québec », explique Mme Hudicourt. Cette liste est d’ailleurs classée par région. La région de la Capitale Nationale n’a pas autant besoin d’avocats qu’elle a par exemple besoin de cuisiniers ou de soudeurs.

De plus, il faut savoir qu’Immigration, Francisation et Intégration Québec met à jour sa liste des professions admissibles au traitement simplifié chaque année vers la fin du mois de février. La liste vient tout juste d’être mise à jour en date du 24 février 2020.