« Avec la Covid, on a limité les contacts physiques sur la patinoire. Donc on s’entraîne beaucoup plus en situation de tir, seul devant la cage », assure Allen Coughlan, entraîneur à temps partiel de l’équipe élite U12 et U18 à l’Université Laval. (Crédit photo : Paul Nölp)

Sur la patinoire de l’Université Laval, la préparation pour les prochains matchs de la saison élite, le plus haut niveau provincial, bat son plein. Allen Coughlan, entraîneur à temps partiel de l’équipe élite U12 et U18 (moins de 18 ans), espère que la suspension du calendrier à cause de la Covid sera bientôt levée.

« Go, go, go ! » Les encouragements fusent sur la patinoire couverte de l’Université Laval. Sur la glace, des jeunes de 12 ans glissent avec aisance. Dérapages, tirs, dribbles, tout est contrôlé. « Ils jouent en élite, au plus haut niveau possible », assure Allen Coughlan, un de leurs trois entraîneurs. Les « boys », comme il les appelle, sont scolarisés à l’école Saint-Patrick, un des trois établissements anglophones de Québec. Sur leur maillot vert scintille un trèfle blanc. Le blason résonne avec les racines irlandaises d’Allen qui espère que la plante verte « leur portera chance ».

Un objectif : terminer sur le podium. Comme les joueurs, Allen attend la reprise de la saison avec impatience : « Le calendrier est suspendu depuis début janvier à cause de la Covid. On a dû bouleverser le programme d’entraînement et limiter le nombre de joueurs sur la patinoire. Les boys s’entraînent par groupe de trois, au rythme de deux fois la semaine. »

En parallèle, Allen entraîne d’autres équipes scolaires mais surtout l’équipe élite des moins de 18 ans. Il  partage avec eux son savoir-faire de joueur. Et de mathématicien : « Je ne suis pas hockeyeur de formation. J’ai fait des études de mathématiques. Pour allier la science et le sport, j’ai fait des recherches sur la géométrie de l’espace, et plus précisément sur la triangulation dans le hockey sur glace. »

Garder le rythme

Une expertise qui n’est pas passée inaperçue. Il y a quelques années, il a « réalisé une intervention auprès des Canadiens de Montréal », un de ses « plus beaux souvenirs ». Aujourd’hui, il espère devenir « entraîneur à temps plein » et aide les équipes en ligue élite à préparer les stratégies de jeu à adopter. Ses protégés s’exercent d’ailleurs au jeu en triangle. « L’entraînement est presque personnalisé. Il faut que chacun se sente complètement impliqué », ajoute-t-il.

Même philosophie pour l’équipe des U18, qui chausse ses patins dès 8 heures le matin. Malgré la longue pause hivernale, hors de question de perdre le rythme. « En élite, il faut toujours tout donner à l’entraînement pour montrer que l’on veut jouer titulaire à chaque match. »

Sur la patinoire, l’entraînement perdure. Les crosses claquent, les lames des patins coupent et les « boys » suent. Entre chaque exercice, trois minutes de repos, pas plus. Le temps d’avaler une gorgée d’eau et c’est reparti. « Exigence, maîtrise et puissance » sont, d’après Allen, les maîtres mots de la réussite. Les jeunes joueurs du trèfle à quatre feuilles n’attendent qu’un adversaire pour le prouver.