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Hiver : les moniteurs de conduite adaptent leurs cours

29 janvier 2020 - 09:39

« Nous travaillons aussi en fonction de la météo du jour », explique Sébastien, moniteur de conduite automobile à Sainte-Foy depuis un an. (Crédit photo: Manuela Ibounda)


Manuela Ibounda

Tempête de neige, météo capricieuse ou encore voiture abimée. La conduite en hiver demande beaucoup de patience et de calme. D’ailleurs, nombreux sont les formateurs techniques qui donnent une méthode adéquate.

Sourire aux lèvres, mallette à l’épaule, bottes serrées, Sébastien, moniteur, ouvre la porte de la salle principale de l’école de conduite dans laquelle il donne des cours techniques. Assis autour d’une table, le formateur et son apprenti élaborent le plan de la séance de la journée. Il est midi ce mardi 21 janvier dans la localité de Sainte-Foy.

Les élèves sont impatients de suivre leur premier cours de conduite de l’hiver. Certains cependant semblent appréhender cette journée. C’est le cas de Thomas, 19 ans. « J’ai déjà conduit en été mais pas en hiver. La chaussée est glissante, j’ai peur de ne pas y arriver. J’ai conduit au mois de novembre mais ce n’est pas comparable. » Quinze heures de cours au total. Des heures pendant lesquelles le moniteur donne des règles de base pour favoriser les bonnes habitudes : prévention et anticipation.

Le cours n’est pas uniquement axé sur la technique mais aussi sur le rôle que joue le conducteur sur la limitation des accidents de la circulation. « Nous adaptons notre programme en fonction de la saison. Les mois de janvier, février et mars sont les plus délicats. Nous essayons de leur montrer comment freiner sans perturber les autres conducteurs. »

Gérer la vitesse

« La principale différence qu’il y a entre la conduite en été et en hiver est la gestion de la vitesse. Étant donné que ce sont des jeunes apprentis, ils ont le pied lourd sur l’accélérateur. Il relève donc de notre travail de les encadrer », lance le moniteur, d’un air sérieux. Dans un pays où la limitation de vitesse est entre 30 et 60 km/heure en agglomération, il n’hésite pas à les laisser prendre des risques. Sans pour autant les livrer à eux-mêmes. La conduite en hiver met également un accent sur le respect des feux et les panneaux de signalisation.

Autre critère d’une bonne conduite en hiver : la visibilité. Devant son élève, le formateur explique qu’il est important d’avoir un bon champ de vision pour bien conduire en hiver. Les apprentis conducteurs pourront ainsi éviter des accidents. Avec près de 359 morts sur les routes de Québec et 1 435 personnes blessées, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) enregistre une légère baisse de 4 ,4 % dans le bilan routier annuel en 2018 par rapport à l’année précédente.

Pour maintenir le cap, il est donc plus que primordial de redoubler d’effort dans le processus d’apprentissage de la conduite. Même si la pilule reste toujours amère car pas plus tard que le 12 novembre dernier, les tempêtes de neige étaient à l’origine de 65 accidents de la route selon un article paru dans le quotidien Le Soleil.