« Il y a des vaches spéciales à qui je donne un nom. Je les vois tous les jours et je m’attache à elles. » (Crédit photo : Magalie Lampron et Valérie Plamondon).

Manger santé est une préoccupation grandissante chez les consommateurs qui se soucient de plus en plus de la liste des ingrédients des aliments qu’ils achètent. Les aliments biologiques gagnent en popularité et les fermes biologiques en sont les premières bénéficiaires. Stéfanie Tourchot, responsable du troupeau des vaches à la Ferme Y. Lampron et fils Inc., est une passionnée des animaux. Travailler dans une ferme biologique est pour elle une fierté.

Stéfanie n’a pas fait ses études spécifiquement dans le domaine agricole, mais elle y a pratiquement grandi. Elle qui a étudié à La Pocatière et qui a suivi une formation équine se décrit comme étant « une amoureuse des animaux dans l’âme ». Dès l’âge de 12 ans, elle commence à réaliser quelques tâches à la ferme où ses chevaux sont en pension. Son amour du contact avec les animaux ne date donc pas d’hier. Aujourd’hui, elle s’occupe du troupeau de vaches. Elle s’assure notamment de leur santé et supervise la naissance des veaux.

Bien sûr, pour exercer ce métier, il faut aimer travailler avec les animaux, et surtout être attentif à leur bien-être. « Il faut être quand même patient et très observateur car les vaches ne te le diront pas si elles se sentent malades ou si elles ont mal », mentionne Stéfanie. Il s’agit de s’assurer qu’elles ne manquent de rien, qu’elles sont confortables et qu’elles ont un environnement adéquat de repos.

Le souci de la qualité

Le travail ne s’arrête pas uniquement à la traite les vaches. Il faut également leur donner de la bonne nourriture. Dans la préparation des aliments, il faut éviter l’utilisation des organismes génétiquement modifiés, des pesticides ou des engrais chimiques. Comme l’explique Stéfanie, c’est donc de toujours prendre les précautions nécessaires. « Il faut toujours être vigilant car nous avons moins d’options par la suite », dit-elle.

N’est pas certifié biologique qui veut l’être puisqu’une certaine démarche doit être entreprise et des normes doivent être respectées. Simplement, c’est de travailler en fonction du sol, des plantes ainsi que des animaux.

Travailler en ayant la pensée biologique commence aussi dans l’environnement. La ferme Y. Lampron et fils Inc. a opté pour de nouvelles installations en 2015 afin d’améliorer l’aisance de ses animaux dans les différents espaces qui leur sont réservés, ce qui constitue un élément important pour la santé des bovins. Le confort des vaches a donc été pris en considération pour le développement des plans des nouvelles installations.

La reconnaissance grandissante des consommateurs quant aux valeurs associées au fait d’être certifié biologique représente une motivation pour les agriculteurs à entreprendre la démarche pour obtenir la certification. Ce n’est pas seulement rentable en termes de réputation, mais aussi économiquement. Il s’agit d’un marché en croissance et malgré le fait que cela demande plus d’efforts pour la production des produits biologiques, les revenus peuvent être très importants.

Différentes mesures de biosécurité sont mises en place pour préserver l’intégrité des lieux des fermes et maintenir le respect des normes de certification biologique. (Crédit photo : Magalie Lampron et Valérie Plamondon)

 

Les vaches et les veaux sont déplacés à quelques reprises pendant l’année. Pendant les saisons plus chaudes, certains sont dans des enclos extérieurs. (crédit photo : Magalie Lampron et Valérie Plamondon)