Les principaux partis politiques du Canada ont livré une bataille de plusieurs semaines afin de remporter, au terme de cette campagne historiquement longue, l’assentiment du peuple. Plusieurs rebondissements de situation ont généré de chaudes luttes verbales à l’échelle provinciale et fédérale.

Au Québec, le Nouveau parti démocratique (NPD) bénéficiait d’une grande avance lors du déclenchement de cette campagne. Le Bloc Québécois (BQ) misait, quant à lui, sur le retour du chef Gilles Duceppe afin de maximiser ses chances de faire élire des députés à la Chambre des communes.

Le Premier ministre Stephen Harper et le Parti Conservateur du Canada (PCC) ont connu un début de campagne lent, empêtrés dans le scandale des dépenses indues du sénateur conservateur Mike Duffy. Les partis ont ensuite été dans l’obligation de préciser leurs positions respectives par rapport à la crise internationale des migrants.

Le Parti Conservateur est resté prudent face à l’admission de nouveaux arrivants en sol canadien, alors que le Parti Libéral du Canada (PLC) de Justin Trudeau et le NPD de Thomas Mulcair ont favorisé l’assouplissement des critères encadrant la venue d’une grande quantité de migrants.

La contestation des conservateurs de la décision de la Cour d’appel d’autoriser le port du voile intégral, le niqab, lors de la cérémonie d’assermentation complétant le processus de citoyenneté, a également chamboulé cette campagne.

L’incapacité du NPD à se positionner par rapport à la question du niqab a coïncidé avec la chute de ce parti dans les intentions de vote au Québec. Le Bloc Québécois et le Parti Conservateur ont fait des gains sur cette question.
Les chefs ont également croisé le fer à plusieurs reprises lors de débats télédiffusés à l’échelle nationale. Parfois chaotiques mais toujours pertinents, ces échanges ont mis en lumière la combativité et l’esprit de synthèse des chefs.

Positionnement des partis

Les positions des partis sont diversifiées. Les conservateurs défendent une plateforme électorale prônant une gestion responsable des dépenses et un intérêt pour les questions de sécurité nationale.

Le NPD propose aux Canadiens des programmes sociaux tels que l’augmentation du salaire minimum pour certains travailleurs et un programme de garderie subventionné.

Le Bloc Québécois souhaite se démarquer de ses adversaires en optant pour une représentativité des intérêts exclusifs du Québec sur des questions comme celle de l’oléoduc traversant la province.

Justin Trudeau et le parti libéral du Canada misent sur des investissement massifs dans les infrastructures en tout genre dans l’optique de revitaliser l’économie canadienne.

Selon les plus récents sondages, le Parti Libéral du Canada est présentement en tête en ce qui concerne les intentions de vote à l’échelle canadienne. La lutte dans certaines circonscriptions demeure néanmoins serrée.