Autour d’une œuvre centrale peinte par l’artiste, 156 élèves de cinq classes différentes ont graffé un mot relatif à un type d’intelligence1. Ainsi, l’intelligence dite musicale, naturaliste, ou logico-mathématique servent de base aux 26 petites toiles arborant chacune le graffiti d’un élève. Bientôt, elles seront brodées sur chacune des six banderoles qui orneront l’une des œuvres de Yann Lemieux.
Affichées dans l’auditorium de manière permanente, les banderoles de six par quatre pieds ont pour but de créer un sentiment d’appartenance et de représenter la diversité culturelle des élèves majoritairement issus de l’immigration. La responsable du projet et enseignante en arts plastiques, Marie-Pierre Caron, souhaite créer un effet rassembleur autour de ces œuvres et de leur réalisation : « faire voir aux jeunes qui peuvent aussi participer, comme à l’art, et s’intéresser à ce qu’ils voient ». L’activité est réalisée dans le cadre du programme d’aide de médiation culturelle dans les établissements scolaires de l’entente de développement culturel de la Ville de Québec.
L’artiste peintre originaire de Québec, Yann Lemieux, s’implique dans différents projets communautaires. Ces rencontres avec des jeunes ou des personnes vulnérables le motivent: « quand on le fait tous ensemble, on s’en va vers le même but. Ça donne quelque chose de plus puissant ». Dans le cas du projet à l’école de Limoilou, le peintre voit le projet comme « un beau symbole qu’on accroche au mur, justement dans une école comme ça, par rapport au sentiment d’appartenance, mais par rapport à l’unité, puis au côté rassembleur ».
Ces six banderoles seront dévoilées en janvier dans l’auditorium de l’école secondaire de la Cité.
Note
1 Bien que invalidée par le scientifique en chef du Gouvernement du Québec, cette théorie de Howard Gardner n’a que peu d’importance pour le propos artistique de ce projet collectif et pédagogique.
















