« Je suis fière de pouvoir laisser cet héritage à mes enfants. Je les ajuste depuis qu’ils sont jeunes, tout comme je l’ai été à leur âge », explique Marie-Hélène Paillé, copropriétaire du Centre chiropratique de Sainte-Foy. (crédit photo : Marie-Clara)

L’association des chiropraticiens du Québec a lancé une vaste tournée de la glisse depuis la mi-janvier dans toute la province. Cette activité hivernale était de passage à la station de ski Le Relais début mars. À cette occasion, des docteurs en chiropratique ont cherché à sensibiliser les visiteurs à la pratique chiropratique et, incidemment, aux mesures de sécurité à prendre pendant la période des sports d’hiver.

La chiropratique est une pratique naturelle relevant du domaine de la santé. Il s’agit d’une approche préventive et curative. Les chiropraticiens traitent les patients à l’aide de manipulations articulaires afin d’apporter un soulagement au corps humain sans avoir recours à la médication ou à la chirurgie. Dans certains cas et en fonction des clientèles visées, la chiropratique donne de très bons résultats. Particulièrement, semble-t-il, pour les milléniaux (15 à 35 ans) utilisant massivement les outils technologiques. « Les gens auront de plus en plus de problèmes de posture. La chiropratique est en mesure de corriger ces problèmes », souligne Marie-Hélène Paillé, copropriétaire du Centre chiropratique de Sainte-Foy.

Jeune entrepreneure de 32 ans et mère de trois enfants, Mme Paillé représente la deuxième génération de chiropraticiens. La clinique qu’elle occupe avec son père est la première à avoir été créée dans l’arrondissement de Sainte-Foy. « Il y a 40 ans, il s’agissait d’une nouvelle pratique, les gens étaient moins informés. Aujourd’hui, il faut encore briser des tabous. Rares sont ceux qui connaissent tous les bénéfices de notre pratique et nous répondons régulièrement aux mêmes questionnements. Par exemple, le fameux craquement qui accompagne les manipulations », explique madame Paillé.

Une formation poussée

Traitant entres autres les grossesses, les jeunes enfants, les sportifs et les maux de tête, la chiropratique fait appel à une grande expertise. « Nous ne faisons pas seulement des traitements de dos. Les gens ne se doutent pas de la formation que nous avons. Il s’agit d’une formation très complète. Le doctorat de premier cycle représente 245 crédits universitaires, alors que celui en médecine en comporte 200, c’est beaucoup », soutient Madame Paillé.

Le programme à l’Université du Québec à Trois-Rivières est le seul à offrir le doctorat de premier cycle en chiropratique. Les médecines alternatives sont marginalisées depuis très longtemps. Mais depuis les années 1990, le taux de fréquentation d’un professionnel en chiropratique ne cesse d’augmenter. Il reste pourtant encore beaucoup de travail à faire. « Les gens remettent en question l’efficacité de nos traitements, car ils se trouvent devant l’inconnu. La définition de la profession et ses pratiques doivent être clarifiées. Le domaine évolue et nous allons jouer un rôle de plus en plus important », estime la copropriétaire du Centre chiropratique de Sainte-Foy.